le blog cap21aquitaine par : Aquitaine

   

  




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C'est devenu une véritable habitude. Désormais, lorsqu'il faut trouver un bouc émissaire à une décision gouvernementale qui gêne, qui déplaît, qui coûte cher, c'est la faute au principe de précaution. Cette ritournelle prend appui sur une définition complètement fausse du principe de précaution, et est instrumentalisée par tous les lobbys qui ne cessent de vouloir la mort du principe de précaution. Au passage, on observera que les entreprises allemandes vivent avec le « vorsorgeprinzip » depuis 1970, et cela ne les empêche guère d'être les premiers exportateurs mondiaux. Principe précaution Vs principe de prévention Tout d'abord, les médias comme les politiques entretiennent une confusion entre le principe de précaution et le principe de prévention, et cette confusion est savamment orchestrée. Le principe de prévention vise à prévenir les risques dont on connaît les conséquences mais dont on ignore la probabilité. Le principe de précaution concerne les risques non avérés, essentiellement dans le domaine technologique, dont on ignore s'ils existent et quelle serait leur réalité. Le nuage venu d'Islande risque de causer des dommages parfaitement inventoriés à des moteurs d'avion, et par là même de provoquer des catastrophes aériennes. Interdire aux avions de voler relève donc à l'évidence du principe de prévention, et non du principe de précaution. De la même manière, l'interdiction faite à des personnes de vivre dans des zones dangereuses car menacées par des submersions relève de la prudence et de la prévention et en aucune manière de la précaution. En effet, chacun sait ce qu'est une inondation ou une crue massive. L'incertitude ne porte pas sur leurs conséquences mais sur leur ampleur, et les prévenir relève bien de la prévention et non de la précaution. Tuer le principe de précaution Dès lors, cette logorrhée de précaution cache en réalité un tout autre objectif : décrédibiliser dans l'opinion publique le principe de précaution. Ce principe gêne en effet considérablement de nombreux lobbys dans la mesure où, s'il était appliqué, il les contraindrait à engager des sommes importantes dans la recherche des conséquences négatives que leurs produits ou services pourraient, avoir avec le risque supplémentaire que cette recherche aboutisse à mettre en exergue de véritables dangers qui rendraient impossible la commercialisation du produit. Il faut donc à tout prix tuer ce principe auquel l'opinion publique adhérait massivement à la suite des multiples crises sanitaires liées précisément à l'absence d'application du principe de précaution. Les premières tentatives datent en France de la charte de l'environnement et il suffit de relire les cris d'orfraie du Medef pour comprendre combien le sujet était sensible pour les entreprises du CAC 40. Elles ont échoué. Les deuxièmes tentatives, notamment illustrées par Claude Allègre, ont cherché à ramener à l'obscurantisme ce principe, pour des raisons prétendument scientifiques, alléguant que son respect nous ramènerait dans des cavernes et qu'il était opposé à la science. C'est évidemment tout le contraire puisque le principe de précaution conduit à approfondir les recherches que précisément les amis de M. Allègre n'ont pas envie de conduire pour les raisons exprimées ci-dessus. Nous sommes donc à la troisième tentative, celle qui consiste à instrumentaliser des choix politiques contestés pour essayer d'illustrer les « erreurs », voire les errances auxquelles conduirait le principe de précaution. C'est une parfaite mauvaise foi, mais nous savons depuis longtemps que tous les moyens sont bons… pour certains. Arrangeant bouc émissaire On ajoutera une donnée supplémentaire plus profonde. L'affaire du nuage islandais nous ramène à une condition humaine d'une extrême fragilité au regard de la force de la nature. Nous sommes contrariés à la fois matériellement dans notre activité économique quotidienne, mais aussi métaphysiquement, puisque l'homme trouve plus fort que lui. Notre société contemporaine ne peut pas le supporter et ne peut pas supporter d'être gênée dans son activité. Il lui faut donc trouver un bouc émissaire, un responsable. Comme il paraîtrait absurde de mettre en cause le volcan lui-même, ce qui serait quelque part reconnaître cette infériorité, il faut alors mettre en cause les mesures de prudence élémentaires qu'impose la situation. Et d'une pierre deux coups : essayer une bonne fois pour toutes de tordre le cou de cet « infâme principe de précaution » qui, par-dessus le marché, couplé à la responsabilité, pourrait conduire les grands lobbys à supporter les conséquences des technologies qu'ils ont choisies, indépendamment des conséquences négatives qu'elles pourraient avoir. Ce serait tellement mieux si on pouvait continuer à ne pas se préoccuper de ces « broutilles » et n'être responsable de rien, puisque l'état des connaissances ne permettait pas de savoir ni d'imaginer qu'il puisse y avoir des conséquences négatives à ses choix, situation d'autant plus facile à installer qu'il n'existerait aucune obligation de faire préalablement quelques recherches que ce soit pour savoir si des risques sont à envisager. Chacun sait bien qu'on ne risque pas de trouver ce qu'on n'a pas cherché ! Des lors, climato-sceptiques, écolo-sceptiques, humano-sceptiques de tous les pays, unissons-nous et achevons cette torpille dirigée contre nous qui s'appelle le principe de précaution. Formulée ainsi, la remise en cause du principe de précaution apparaîtrait-elle à nos concitoyens aussi présentable et souhaitable ? On peut en douter. Corinne Lepage

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Vinci vient d’obtenir un contrat de plus de 7 milliards d’euros pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux pour une mise en service en 2016.

Tous les décideurs se félicitent de cette décision (pas une voix dans les médias contre !).

Mais en réalité de quoi s’agit-il ? Vinci se paiera en échange sur.. 50 ans de concessions …

Voila donc le système autoroutier des péages appliqué désormais au transport ferroviaire (alors que jusqu'alors c'était entre RFF et la SCNF et donc transparent pour l'usager).

Après la séparation de la SCNF et de RFF, RFF privatise les lignes pour payer les infrastructures devant l’abandon de l’état. Mais au final qui va payer ?

Le train va-t-il s’arrêter à des péages ? Bien sûr que non mais il est à parier qu’en plus du prix du billet, le voyageur paiera désormais des péages, un bien mauvais signal envoyé aux citoyens qui hésitent entre la voiture et le train.

Il s'agit bien du début d'une erreur historique qui risque d'aboutir à des tarifs très élevés pour prendre les seuls trains existants en 2020 qui seront des TGV.

Le besoin actuel des populations, c'est bien : « plus de TER et non  pas plus de taxes « 

 

 


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Lors de son 1er bureau politique post-élection régionale, CAP21 a accueilli ses nouveaux conseillers régionaux.
Après une analyse approfondie de la situation politique à l'issue des régionales, le bureau politique élargi a confirmé la position prise par sa présidente et soumettra à son prochain congrès la délibération de reprendre son autonomie totale par rapport au Modem.
Dès maintenant, des groupes de travail participeront à l'élaboration du projet: "Une révolution démocrate, la 6ème République" qui sera présentée aux militants lors du congrès et qui sera portée et défendue par tous les candidats CAP21 lors des cantonales 2011.
La révolution démocratique est au cœur des territoires, c’est la fondation dans l’action d’un nouveau pacte économique, social, écologique et citoyen au service du bien être humain.
La construction de cette voie appelle un travail en réseau sous forme de plateforme souple et ouverte à tous ceux qui partagent cet objectif et cette envie de faire autrement.
Pour répondre à cette ambition, le bureau politique a validé le projet de réforme des statuts qui sera soumis au vote des adhérents lors du congrès, étape indispensable pour répondre à l'évolution de CAP21.
Le bureau politique de CAP21 conscient de la recomposition politique en cours, se prononce pour un partenariat loyal avec les forces politiques qui vont dans le sens du projet "Une révolution démocrate, la 6ème République ".
En fin d'après-midi, une réunion s'est tenue avec des personnalités de la société civile et des représentants des associations démocrates en cours de constitution.

 


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Phrases essentielles

Cette nouvelle voie que nous devons tracer ensemble est celle, vous l’avez compris, d’un écologisme humaniste, qui doit nous conduire à une maison commune à la porte de laquelle nous devons laisser nos idées préconçues sur le monde comme sur nous-mêmes.

Nous sommes une force nouvelle qui a un nouveau projet, écologique et démocratique.

Notre projet commun a déjà redonné espoir. Mettons le en pratique ici, en Alsace

 

Je suis là ce soir, à l’invitation de Jacques Fernique et de Dany Cohn Bendit pour deux raisons.

Tout d’abord, pouvait-il  en être autrement ? Cette liste Europe écologie, conduite par Jacques Fernique est composée d’amis qui me sont chers, des compagnons de lutte écologique de longue date comme Danny Dietmann, militant de CAP21. Pouvais-je ne pas les soutenir ?  Mais par delà l’amitié et les souvenirs communs, je viens ici ce soir, parmi vous, soutenir une liste qui demain, dans les urnes, peut gagner sur ce projet qui est l’histoire de ma vie politique, un projet écologique et démocratique. 

Alors oui, je suis là ce soir comme militante écologiste de longue date (Fessenheim, vous connaissez, aussi bien que moi, n’est-ce pas ?), comme présidente de CAP21 et comme démocrate dans cette région où cette famille, ma famille aussi, ne peut être absente. Ma présence est donc « naturelle ». Elle est la place d’un éclaireur qui désire tant voir nos idées et notre union, gagner.

Et puis je suis ici pour soutenir un projet fondateur, au-delà des appareils existants, celui d’une nouvelle voie, qui saura, en dépassant les frontières d'aujourd'hui et en étant devant, faire prévaloir des idées qui deviennent majoritaires en France, mais ne peuvent s’exprimer dans les forces traditionnelles. Nous avons à construire une union nouvelle, une union politique pour un siècle nouveau, porteurs d’enjeux si grands pour l’humanité toute entière. Cette nouvelle voie écologique, démocratique, sociale et humaniste est la réponse aux défis sans précédent auxquels nous sommes confrontés.

 

Une nouvelle voie, écologique, car la rareté des ressources et le croisement de l’explosion démographique et des crises écologiques imposent un nouveau modèle de développement. La disponibilité des ressources commande l’économie, et non l’inverse. L’écologie est notre socle commun, la somme des règles auxquelles l’économie doit se plier. Nous avons à promouvoir une nouvelle économie, l’écolonomie.

 

Une nouvelle voie, démocratique, car la liberté est l'acquis fondamental sans lequel aucun progrès n’est envisageable. Or, la répartition de la rareté constitue un danger démocratique majeur. Notre union est celle des démocrates, qui veulent défendre notre richesse commune Liberté Egalité Fraternité, à laquelle je veux ajouter Laïcité. Or, la crise écologique, doublée de cette crise économique majeure, qui nous a été imposée par le cynisme et une insupportable légèreté de certains, menacent ces valeurs que nous partageons. Démocratique, parce que les grandes valeurs de liberté citoyenne sont aujourd'hui menacées par la puissance de l'argent et l'arrogance du pouvoir.

 

Une nouvelle voie sociale, car le travail est à la source de l’angoisse de nos concitoyens, soit qu’ils n’en aient pas, soit qu'ils craignent pour celui d'un proche ou d'un enfant, soit qu’ils subissent un stress et une souffrance au travail sous la pression du management par le stress et du culte de la performance au mépris de l’Homme, de sa vie, de sa famille. Or, la création d’activités doit être au cœur du projet, comme la juste répartition de la richesse créée. Sociale, parce que l'injustice est toujours plus lourde, et la politique de l'Etat toujours plus favorable aux favorisés

 

Une nouvelle voie humaniste, surtout, car les valeurs des droits de l’humain sont non négociables. Ils ne sont pas négociables. Le culte de l’argent est en passe de détruire non seulement notre modèle social mais encore notre système de valeurs lui-même, donnant la prime à l’arnaque, à la frime et à l’avidité, sur ce qui fait l'essence même de l'être humain Humaniste, parce que nous ne saurions accepter que l'égoïsme et l'apparence l'emportent sur la solidarité, le savoir et la justice.

J’ajouterais en ce jour des femmes, féministe qui semble être devenu un gros mot. Nous sommes entrés dans une ère de stagnation, qui précède peut-être une ère de régression du droit des femmes. La menace ne vient pas du naturalisme, comme le craint Elisabeth Badinter, mais bien du système économique qui fait des femmes les premières victimes des licenciements, des blocages de carrière et des bas salaires. Il vient aussi de l’abandon progressif sur notre territoire des principes fondamentaux de la laïcité et d’une banalisation des symboles d’abaissement et de vassalisation des femmes, qu’il s’agisse de la publicité transformant les femmes en objet ou de la burqa. Sans parler, des baisses de moyens des plannings familiaux, de la multiplication des violences en tous genres faites aux femmes, et de leur sous-représentation systématique. Le succès de notre projet se mesurera aussi en termes féminins. Le sexisme est le premier des racismes, la première pierre d’un monde inégalitaire !

 

 

Cette nouvelle voie que nous devons tracer ensemble est celle, vous l’avez compris, d’un écologisme humaniste, qui doit nous conduire à une maison commune à la porte de laquelle nous devons laisser nos idées préconçues sur le monde, comme sur nous-mêmes Il faut ici et maintenant réaliser l’unité des écologistes  et l’union avec les démocrates si nous voulons vraiment faire gagner l’écologie. Il nous faut rassembler sur un projet commun de vivre autrement, ensemble, mieux. Un projet qui donne l’envie de nous faire confiance, un projet qui donne à nos concitoyennes et nos concitoyens confiance dans l’avenir.

Nous n’avons pas le choix et nous n’avons pas le droit de faire autrement. Bien sûr nous avons gagné des batailles ensemble, dans les prétoires (rappelons l’Erika ou les OGM) ou au Parlement européen où nos votes se retrouvent. Mais cela ne suffit plus. Le temps est venu pour nous de nous unir pour convaincre et gagner. En face, un vieux monde, usé et fatigué mais ô combien encore puissant s’organisent pour prolonger leurs privilèges. Peut-on en effet, laisser les climato-sceptiques convaincre les gouvernements, et pire  encore, les opinions publiques d’abandonner  les politiques de lutte contre le changement climatique et d’adaptation pourtant absolument indispensables. N’est-il pas dangereux  des rester divisés pour répondre alors que l’AIE annonce pour 2013 le peak oil rendant inévitable la sortie progressive de la société pétrolière et qu’une étude très récente  de l’International Arctic Research Center a constaté que « la quantité de méthane qui s’échappe actuellement du plateau arctique de la Sibérie orientale est comparable à celle qui s’échappe de l’ensemble des océans du monde ».

Nous sommes en effet, au-delà des réalités physiques de la planète, confrontés à une offensive sans précédent et généralisée des lobbys qui veulent mettre définitivement la main sur le monde et s’arroger le droit de se partager les richesses naturelles et de gérer la pénurie :

-         lobby du pétrole, qui veut dissimuler l’arrivée rapide du peak oil en finançant le climato-scepticisme

-         lobby nucléaire, qui veut vendre des centrales aux pays du sud qui bénéficient de l’énergie solaire qui pourtant ne manque pas ! Et cet EPR dont une étude récente soulève les risques spécifiques apparemment courus en toute connaissance de cause

-         lobby chimique avec les OGM qui sont relancés en Europe contre la volonté des peuples et les pesticides qui viennent de faire l’objet d’un soutien public de Nicolas Sarkozy

-         et surtout, lobby financier, le plus dangereux et le plus puissant, qui après avoir obtenu le secours des Etats, donc des contribuables, spécule aujourd’hui pour les ruiner. Ils se sont enrichis sur les dettes privés et les subprimes. Ils reviennent aujourd’hui jouer avec les dettes publiques pour parties contractées pour eux ! Voilà pourquoi la Grèce doit pouvoir compter, dans cette crise, sur la solidarité européenne.

Nous savons que demain l’eau sera plus rare, l’énergie plus chère. Que voulez vous ? La gestion de la pénurie par ces lobbies, ou le partage équitable des richesses ?

 

Depuis des décennies, nous avons accumulé les connaissances qui nous permettent de répondre sur le plan scientifique et malheureusement, nous avons eu raison trop tôt. Mais nous ne serons convaincants et crédibles que pour autant que nous disposerons d’un programme économique, réaliste, pragmatique et cohérent, et que nous sortirons d’une écologie de la punition pour proposer une écologie de la solution, qui respecte la liberté de chacun.

Il ne s’agit plus seulement de prendre en compte la dimension environnementale dans les choix économiques - même si par en juger des déclarations présidentielles au salon de l’agriculture ou l’autorisation donnée de la patate OGM, c’est déjà trop demander.

Il s’agit d’offrir une alternative globale et cohérente au capitalisme financier , à la dictature des marchés soutenue en fait par le néo-conservatisme ambiant, et à une économie financiarisée dont l’objectif n’est plus le progrès économique, a fortiori le progrès social, mais l’accroissement des profits. Cette transformation n’a été rendue possible que par une banalisation de la criminalité financière, une admission générale des conflits d’intérêts et des trafics d’influence permanents conduisant à choisir pour les lobbys et contre l’intérêt général.

 

Les écologistes ne peuvent plus être les gentils écolos, la part morale d’une politique qui n’en a plus. Ils ne doivent plus être les supplétifs, les empêcheurs de polluer en rond. Nous avons un devoir qui commence ici et maintenant, aux régionales : Nous devons créer la nouvelle force politique qui assume, aux commandes, ses responsabilités et invente un vrai futur. Je vous le dis : Nous devons commencer ici ce que nous terminerons ensemble au pouvoir, mettre en œuvre un vrai programme commun, écologique et démocrate. Nous devons porter l’écologisme aux plus hautes responsabilités pour que nos idées deviennent des actes. Tu disais, Dany, il y a fort longtemps, « assez d’actes des mots ». Je reprends la balle au bond et je vous dis « assez de mots, des actes ».

 

Il n’est pas possible d’entrer dans le détail d’un projet économique global, mais celui-ci est connu dans ses grandes lignes :

-         Nouvelle comptabilité dont le Québec et le Luxembourg viennent de se doter

-         Nouvelle fiscalité qui pénalise l’usage et le gaspillage des ressources collectives et répartisse la ressource afin d’assurer une justice sociale. dans les moyens d’adaptation, notamment par une mobilité peu chère et pratique pour aller travailler. Cette fiscalité doit assurer une juste répartition de l’impôt, tant pour les personnes physiques, avec la création de nouvelles tranches pour les plus hauts revenus, que pour les entreprises. Elle doit mettre un terme au scandale qui fait que la moyenne de l’IS pour les entreprises du CAC 40 est à 8% quand elle est à 30% pour les PME.

-         Abandon des subventions à la pollution, qui alimentent directement ou indirectement les multinationales, pour cibler l’effort collectif dans la recherche et l’innovation des PME, qui créent l’emploi en France

-         Réindustrialisation à partir de l’économie verte, ce qui implique la décentralisation énergétique et l’abandon, pour des raisons économiques et financières de la prime au nucléaire

-         Régulation du système financier en commençant par ce qui peut être fait au niveau national sur les rémunérations des traders, mais aussi sur le management des entreprises, et en continuant avec un effort sur la régulation internationale et l’encadrement très strict, voire plus, des ventes à découvert.

-         Un effort en faveur de la consommation durable et équitable pour assurer une alimentation de base saine et proche ; un effort en faveur de l’accès aux services publics qui disparaissent progressivement font l’objet d’une entreprise systématique de démantèlement de la part du gouvernement.

-         Le véritable essor de l’économie coopérative, mutualiste, sociale et solidaire qui représente aujourd’hui 10% du PIB et devrait doubler. C’est là aussi un vrai projet démocrate : Faire entrer dans le monde économique la démocratie et permettre à celles et ceux qui créent de la richesse de pouvoir décider en lieu et place de quelques hedge fund cachés dans ces paradis fiscaux qui n’ont pas même tremblé des rodomontades si vite oubliées

Impossible ? Mais que s’est-il passé hier en Islande ? Ce peuple a dénoncé, par 93% les dysfonctionnements du système et  nous impose de réfléchir à la démocratie économique.

 

 

Nous ne gagnerons que si nous savons défendre les libertés,  de choisir, de créer, d’innover.

Nous avons soif de démocratie, une démocratie vivante, nouvelle, réinventée….participative ? Une démocratie d’accès à l’information. Nous devons être les défenseurs d’un débat scientifique ouvert, de l’expertise non dépendante, de la controverse scientifique qui fait progresser le débat et la prise de décision, de l’information honnête, qui permet de choisir en connaissance de cause. Cela, c’est le principe de précaution, et non cette blague d’accord entre laboratoire et experts sur le virus AH1N1.

La démocratie, c’est un accès à une justice indépendante et forte capable de dire le juste, le droit et rétablir les équilibres entre pot de fer et pot de terre.

La démocratie, c’est le droit de gouverner pour le peuple, c’est-à-dire le plus grand nombre en respectant le pacte social et républicain et les valeurs humanistes qui doivent prévaloir sur le règne de l'argent.

La démocratie, ce sont des institutions qui séparent et partagent les pouvoirs au sommet , qui permettent la mise en réseau des bonnes pratiques à la base pour les faire remonter au niveau pertinent de prise de décision.

Nous avons le pouvoir de changer les choses. Nous avons commencé à Strasbourg, Dany, Eva, Michèle et tant d’autres. Rendons cela réel et perceptible dans le quotidien de chacun, dans cette région d’Alsace, et ce n’est pas un hasard si c’est à Strasbourg que se joue pour la première fois cette nouvelle donne. Strasbourg, lieu symbolique de  la construction européenne, siège de la Cour européenne des droits de l’homme, capitale de la démocratie et de l’état de droit en Europe.

Construisons ensemble cette nouvelle voie qui unira démocrates et écologistes.

Aucune voix ne doit manquer  pour que cette liste, qui ouvre une voie nouvelle (sans mauvais jeux de mots)  arrive en tête au soir du premier tour. A partir de ce soir, à Strasbourg, la couleur même de la politique peut changer dans ce pays.

Tout dépend de nous.

L'Alsace peut devenir la première région écologiste d'Europe. Dépassant les actuelles frontières partisanes, nous pouvons construire la maison commune des écologistes, des démocrates, et des humanistes.  Nous pouvons entamer ensemble une véritable marche vers le pouvoir, et donc vers les responsabilités. Nous voulons gagner non pas seulement pour l’écologie mais parce que nous sommes convaincus que le projet d’une évolution soutenable, d’une écologie humaniste et dotée d’un projet économique cohérent et réaliste est vital pour sortir des crises.

. Nous ne sommes plus la force supplétive et morale des vieux partis. Nous sommes la force politique qui va imprimer une nouvelle page dans ce pays : Une nouvelle espérance qui va changer la vie des Françaises et des Français !

 Ensemble, nous gagnerons !

 

 


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Les adhérents des cinq départements d’Aquitaine ont confirmé  les propos de leur Présidente Corinne LEPAGE  qui voit une grande cohérence dans le fait  que son mouvement Cap 21 soit allié à Europe Ecologie dans plusieurs  régions confortant ainsi l’appel de Daniel COHN BENDIT à créer « un nouveau réseau de l’écologie politique » 

Après avoir analysé les programmes de toutes les listes en présence, Les Adhérents d’Aquitaine se sont exprimés et ont confirmé à près de  80 %  que le projet d'une écologie démocrate était le mieux défendu par les Listes Europe Ecologie .

Devant l'urgence écologique, CAP 21 AQUITAINE soutient et appelle à voter dans les 5 départements d’Aquitaine "EUROPE ECOLOGIE " le 14 mars prochain .



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