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L'on peut de nouveau arroser son jardin, mais la sécheresse reste la pire depuis 1949 |
Une météo fort pessimiste pour les jours qui viennent, des averses ici où là, un communiqué de la cellule de gestion et de préservation de la ressource en eau dans le département de la Gironde un peu moins sévère que d'habitude : il n'en fallait pas plus, hier, pour que l'on se mette à espérer. La sécheresse ne serait-elle bientôt qu'un mauvais souvenir en Gironde ?
« Ce n'est vraiment pas le cas, hélas ! » répond Jean-Luc Bernard-Colombat, directeur adjoint à la Direction départementale de l'agriculure, responsable de la mission interservices Eau de la Gironde, sous le contrôle du préfet. « La situation est toujours aussi dramatique, mais il n'y avait pas lieu de maintenir toutes les restrictions. Aussi avons-nous allégé certaines mesures. » Le point.
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On peut de nouveau arroser A compter d'aujourd'hui, on peut de nouveau arroser son jardin, laver sa voiture ou remplir sa piscine. « Si nous avons décidé de lever cette mesure, ce n'est pas parce que les réserves se sont reconstituées », précise Jean-Luc Bernard-Colombat. « Les ressources concernées sont des ressources en eau potable souterraines qui ne sont pas immédiatement sensibles. Tout en suivant les recommandations du Sage nappes profondes, nous pouvons donc les utiliser. Il n'est plus, non plus, nécessaire d'être aussi sévère qu'au début de l'été. Les besoins en eau sont aujourd'hui bien moins importants. Il pleut, la végétation redémarre et les gens n'ont pas à arroser. Les voitures sont, elles aussi, plus faciles à laver. Enfin, il devenait urgent de redonner la possibilité aux pisciniers de remplir les bassins en construction ou en réparation, les mesures prises ont sérieusement ralenti leurs activités ces derniers mois. »
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Les rivières toujours à sec Si d'un côté on lâche un peu la bride, de l'autre on continue à bien la serrer. « Pas question de lever les mesures prises pour les cours d'eau. La situation est, ici, toujours aussi dramatique » confie le directeur. « Malgré les orages et les pluies, il n'y a toujours pas d'eau de ruissellement. Les cours d'eau, notamment ceux qui sont situés au nord-est et à l'est du département, sont encore au plus bas, certains enregistrant même toujours des assecs » (ndlr : rupture totale d'écoulement).
Même l'eau du Massif central, qui a tendance à cette époque a regonfler les grosses rivières, tarde à venir. « Après les plus gros orages, nous avons constaté une montée brutale des eaux et le niveau est vite redescendu. » Conclusion : les prélèvements restent interdits dans tous les cours d'eau. De même que les manoeuvres de vanne et d'empellements.
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Jusqu'à la fin octobre La situation n'évoluant pas, la commission de gestion et de préservation de la ressource en eau, que préside le directeur du cabinet du préfet, ne se réunira pas cette semaine et pourrait uniquement le faire tous les quinze jours. Aucun autre assouplissement de mesures donc à espérer dans les jours proches. « Au rythme où vont les choses, précise Jean-Luc Bernard-Colombat, il est peu probable qu'il y ait du changement avant le 31 octobre. » La Gironde devrait donc rester dans le rouge un bon mois encore.
2005 pourrait fort bien, ainsi, s'inscrire au livre des records. Au vu des éléments enregistrés à ce jour, c'est la deuxième année la plus sèche depuis 1949 (source Météo France).
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Il va falloir s'habituer Les membres de la commission de gestion et de préservation de la ressource ne cachent pas qu'ils pensent, déjà, aux années futures. Si ces périodes de sécheresse se renouvellent ce qui est fort probable ils devront s'habituer et revoir, à partir de là, leur dispositif. Ce ne sera plus seulement un problème d'été mais un problème d'année. Ce qui pourrait conduire à des économies étalées dans le temps et des décisions un peu différentes de celles prises actuellement.
Ce que reconnait Jean-Luc Bernard-Colombat, en évoquant les problèmes d'arrosage, lavage et autres. « L'année prochaine, dit-il, nous pourrions être amenés à prendre des mesures un peu plus ciblées, avec des restrictions là où les ressources sont rééllement menacées et des mesures un peu moins contraignantes là où ça l'est moins. »
Sud-Ouest, 30.09.2005




Les propos qui suivent sont issus du “Plaidoyer pour un océan propre” rédigé par le Collectif Aquitain “Contre les rejets en mer”.
" Si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre "

