le blog cap21aquitaine par : Aquitaine

   

  




-Aquitaine

   

 
           

Fondatrice et présidente du parti écologiste CAP21, co-fondatrice et vice-présidente du MoDem (Mouvement démocrate), député européenne, première vice-présidente de la Commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire, membre-fondatrice du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIGEN) : Corinne Lepage est une femme politique active et une écologiste incontournable. Partisane d’un rapprochement vert-orange, elle nous livre sa vision de l’écologie politique.

developpementdurable.com : Quels ont été les grands sujets de discussion avec les Amis d’Europe Ecologie (*) ?

Corinne Lepage : J’ai participé à une table-ronde avec Daniel Cohn-Bendit, Martin Hirsch et Philippe Meirieu, entre autres, sur l’aspect social du développement durable. Puis je me suis greffée sur le débat du changement climatique. J’ai enfin eu l’occasion de m’entretenir en aparté avec Noël Mamère, avec Dany,… Mais j’y étais surtout parce que c’était une rencontre ouverte : je plaide en effet depuis longtemps pour un rapprochement entre les personnes du mouvement démocrate et celles d’Europe-Ecologie. Pour moi, cela fait sens. Ce n’est pas une histoire d’alliance politicienne. Je pense que le centrisme sous sa forme traditionnelle, ni droite, ni gauche, a été explosé par la politique de Nicolas Sarkozy et on aura beaucoup de mal à le reconstituer. Les raisons : il y a le Nouveau Centre, et l’on oblige les électeurs à choisir entre la droite ou la gauche. La seule alternative : l’écologie politique ouverte à la démocratie sociale et au radicalisme.

dd.com : Justement, où en êtes-vous de votre rapprochement avec les Verts ?

C. L. : Personnellement, je suis vice-présidente du MoDem. Donc pour le moment, je suis au MoDem et j’y reste. Il n’empêche que j’encourage par exemple Eric Delhaye, qui est membre du bureau national du MoDem et président délégué de CAP21, à trouver une alliance avec Europe Ecologie en Picardie. Et je pense que c’est assez bien parti. En Haute-Normandie, le parti est sur la même lignée. J’ai par ailleurs soutenu Anny Poursinoff dans les Yvelines (législatives partielles, ndlr) parce que je la connais bien et que je l’estime. On a mené beaucoup de combats communs. François Bayrou a ensuite suivi.
Y aura-t-il beaucoup d’autres alliances vertes-oranges ? Pour le moment, je ne sais pas, mais je le souhaite parce qu’il y a une vraie logique à cela. Je suis absolument opposée à un système qui, selon les régions, choisira l’alliance tantôt à droite, tantôt à gauche. On l’a fait pour les élections municipales, et les gens n’ont rien compris. Cette stratégie du papillon ne me parait donc pas être la bonne. Il faut de la cohérence en politique. Parier sur le fait que chaque électeur s’y retrouvera n’est pas viable.
Il y a cependant une grande réticence des Verts à l’égard du MoDem, que je peux comprendre. Certains démocrates ont en effet des comportements qui n’ont rien à voir avec l’écologie. Le vote de certains de nos sénateurs sur les OGM, par exemple, m’a beaucoup dérangée. Il ne suffit pas de mettre le mot « durable » au bout de chaque phrase pour transformer un projet politique.

dd.com : Pensez-vous que l’écologie politique puisse transcender le clivage gauche-droite ?

C. L. : Je voudrais d’abord préciser que je ne me suis jamais sentie une femme de droite, contrairement à ce que l’on me reproche souvent pour avoir participé à un gouvernement de droite. J’ai d’ailleurs sur ce point une grande différence à souligner entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy : le premier, que je respecte beaucoup, est profondément républicain, attaché aux libertés publiques, à la justice, et n’a jamais été « bling-bling ». En participant à son gouvernement, avec François Bayrou, j’ai en fait plutôt eu le sentiment de faire une politique centriste : il a été très courageux sur les décisions concernant la Sécurité sociale, par exemple. Ce qui lui a valu le soutien de la gauche à l’époque. La reprise des essais nucléaires, bien sûr, m’a dérangé. Mais je suis globalement satisfaite du travail accompli, indépendamment de mon secteur.
M. Juppé n’est pas un néoconservateur autoritaire, même s’il a donné l’impression, à titre personnel, d’être un homme droit dans ses bottes. Ce n’est pas du tout la même configuration politique que le pouvoir actuel. Voilà pourquoi j’ai refusé la proposition de M. Sarkozy d’entrer au gouvernement. Citez-moi une personnalité du PS qui ait fait de même. De la même manière, j’avais refusé d’aller sur la liste de Jean-François Copé aux élections régionales de 2004.
Pour répondre à la question, je dirais finalement que je ne veux pas être le supplétif du PS qui est en train d’exploser en vol, qui n’a plus rien à nous dire. En revanche, autour de l’écologie entendue au sens d’une évolution soutenable, qui respecte les libertés publiques, la démocratie et la justice, il y a un vrai projet politique dynamique et d’avenir.

dd.com : Avez-vous vécu le succès d’Europe Ecologie aux élections européennes comme une défaite de votre parti ou plutôt comme une victoire de l’écologie politique ?

C. L. : L’un et l’autre : dès l’annonce des résultats, sur le plateau de France 2, face à Daniel Cohn-Bendit, j’ai avoué que nous avions subi un revers. Mais je me suis également dite heureuse pour Europe Ecologie. Quand vous défendez, comme je le fais depuis plusieurs décennies, la cause de l’environnement, c’est-à-dire la cause de la vie humaine, et que celle-ci l’emporte, vous ne pouvez que vous réjouir, même s’il ne s’agit pas directement de votre succès.
Un regret, en revanche : que le MoDem n’est pas été capable de porter ces idées, malgré les efforts réalisés par CAP21.

dd.com : Après avoir obtenu de la Commission européenne l’établissement d’une capacité de réaction en cas de catastrophes naturelles, quel sera votre prochain combat d’eurodéputée ?

C. L. : Il y a tant de choses à faire pour Copenhague. Je vais faire partie de la délégation parlementaire qui s’y rendra en décembre, et je vais soutenir de toutes mes forces les résolutions. Je voudrais en outre travailler sur la mer. Je viens d’écrire à tous les députés en ce sens, à la suite d’une demande de l’association des régions côtières, qui m’a proposé de prendre la tête de ce cheval de bataille.
Je voudrais aussi m’intéresser aux questions de comitologie d’expertises. C’est un point essentiel pour la bonne prise des décisions et la participation du public. Ce qui existe pour le changement climatique avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), il faudrait arriver à le mettre en place pour la biodiversité, les OGM, les nanotechnologies,… sur tous les sujets où il n’existe encore pas l’ombre du début du commencement d’un consensus scientifique.

dd.com : Pour protester contre le projet de loi Hadopi, vous avez décidé de publier votre ouvrage « Entre colère et espoirs » gratuitement sur Internet. Pourquoi défendez-vous tant la liberté de diffusion sur la Toile ?

C. L. : C’est le dernier espace qu’il nous reste. Je suis tétanisée par la réduction des libertés publiques : je vois un « système Big Brother » puissance mille se mettre en place. C’est une menace pour les libertés individuelles, bien sûr, mais aussi publiques et politiques. Bientôt, tous les internautes seront fliqués, chez eux et à l’extérieur. Les liens entre eux seront décryptés, les échanges de messages, en violation des règles sur la correspondance privée, pourront être lus comme s’ils avaient été envoyés à celui qui n’est pas le destinataire. Avec la réforme sur le juge d’instruction, je pense que nous sortons tout simplement des lignes du système démocratique.

dd.com : Vous n’êtes pas seulement active dans le secteur de l’écologie. Vous touchez aussi à la justice, à l’éducation, à la laïcité,… Pensez-vous que les écologistes sont trop cantonnés à leur domaine ?

C. L. : Si les écologistes ne défendent pas un modèle de développement dont la base est la prise en considération des ressources, personne ne le fera pour eux. Simplement, on ne peut pas se contenter de cela : la construction d’un autre modèle de développement touche aussi les dimensions sociale, sociétale, politique, économique. Il faut donc tout repenser, et la question du fonctionnement démocratique de notre société est, de fait, centrale.
On le voit bien avec Hadopi : les systèmes autoritaires vers lesquels nous allons rognent progressivement nos libertés publiques. Et la nécessité de faire des efforts – la taxe carbone en est une excellente illustration – montre que nous avons besoin d’un système démocratique adapté. C’est la raison pour laquelle les écologistes ne peuvent pas se cantonner à la dimension strictement écologique. Ils doivent aussi prendre en considération la société dans son ensemble.

dd.com : Quelles critiques formuleriez-vous contre le gouvernement dans le domaine de l’environnement ?

C. L. : Le Grenelle de l’environnement est une formidable invention, une formidable machine à intelligence. La loi Grenelle 1 est un progrès incontestable. Mais j’ai deux critiques majeurs : d’abord, il y a des incohérences entre les choix factuels et la politique générale qui est annoncée. Exemple : On propose des indicateurs pour changer le PIB. Cela fait 25 ans que je le demande, donc je suis ravie (CAP 21 a lancé le mouvement « No PIB »). Simplement quelle traduction politique ? Aucune ! Autres illustrations : on lance des autoroutes, un projet de circuit de F1, on continue à investir dans le pétrole,…
Ensuite, notre prisme pro-nucléaire devient un handicap majeur pour tout le reste : le nucléaire a été gommé du Grenelle, totalement sorti du jeu. Enfin plutôt, c’est lui qui est à la base de tout, y compris de la taxe carbone. Le président de la République ne l’aurait jamais proposée si elle n’était pas dans l’intérêt de l’industrie atomique. On est donc dans un système fou dans lequel on crée des centrales dont nous n’avons pas besoin, nous en vendons à des pays qui sont gorgés de soleil, et on prétend dans un deuxième temps développer une filière du renouvelable et de l’efficacité énergétique. Mais c’est incompatible ! Que l’on continue avec le nucléaire, soit. Que l’on prolonge la durée de vie de certaines centrales – mise à part Fessenheim, qui est dans un état épouvantable – si la sécurité le permet, soit. Mais annoncer la construction de deux EPR qui coûtent les yeux de la tête et qui sont technologiquement médiocres, c’est un frein à l’objectif de 23 % d’énergies renouvelables voulu par le gouvernement.

dd.com : Les négociations internationales sur le climat piétinent. Etes-vous pessimiste pour Copenhague ?

C. L. : Relativement pessimiste. Ma participation au compte-rendu du panel des citoyens de plus de 50 pays, le 29 septembre à la Cité des sciences, m’a cependant remonté le moral. Ces derniers sont infiniment plus ambitieux, conscients, et exigeants que les gouvernements. Cela fera peut-être un peu pression, notamment sur l’administration américaine, qui est au centre du jeu.

dd.com : Quel est votre définition personnelle du développement durable ?

C. L. : Je préfère utiliser l’expression « évolution soutenable ». Pourquoi ? J’ai essayé de sortir du débat croissance-décroissance, auquel le mot « développement » ne répond pas totalement. Beaucoup reconnaissent aujourd’hui que certains secteurs vont croître, et d’autres, décroître. Or quand vous utilisez les mots « développement » ou « croissance », vous avez une vision qui est toujours dans le même sens et qui est globale. C’est tout qui ce développe, tout ce qui croît, ou tout ce qui décroît : c’est idiot, selon moi.
J’ai donc proposé le mot « évolution », qui ne préjuge pas de la direction et qui peut donc laisser progresser dans un sens ou dans l’autre les différents secteurs.
Quant à l’expression « soutenable », je la préfère car je trouve que le mot « durable » n’a en français qu’un sens : la durabilité. Le mot « soutenable », lui, reprend la double acception anglo-saxonne d’une progression qui peut être soutenue dans le temps, qui va pouvoir durer, et qui peut aussi être supportée, encouragée.
L’allocation « évolution soutenable » est donc plus intéressante, d’autant plus que, selon moi, le sens de l’évolution est déterminé par la « soutenabilité ». Autrement dit, ce qui permet d’évoluer positivement ou pas, c’est le fait de savoir si c’est soutenable ou pas.

Propos recueillis par Yann Cohignac


* : Dimanche 27 septembre, à Paris, Daniel et Gabriel Cohn-Bendit (président de l'Association des amis d'Europe Écologie) ont invité des personnalités d’associations et de courants politiques différents pour discuter des grands enjeux environnementaux actuels, ainsi que d’ouverture : Corinne Lepage, Christophe Caresche, député de Paris et animateur du Pôle écologique au PS, Pascal Husting, directeur de Greenpeace, Serge Oru, directeur du WWF, Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, et Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable.


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Deux élus Girondins , Bruno Asseray adhérent cap 21 de longue date et Jean-François Berthou qui vient de le rejoindre, ont été désignés par Corinne Lepage et Ludovic Guinard afin de donner une plus grande visibilité aux positions politiques de Cap 21 en Gironde.

 

Bruno Asseray a été officiellement nommé comme Responsable Cap21 Gironde en remplacement de Laurent Pomarède qui avait assuré l’intérim après le départ de Ludovic Guinard. Jean-François Berthou a été désigné quant à lui comme responsable de l’animation de la ville de Bordeaux afin de défendre et d’initier une politique plus volontaire en matière de développement soutenable dans cette ville .

 

Cap21 aura désormais deux élus pour peser dans les débats, Bruno Asseray au sein de la Gironde et de la communauté Urbaine de Bordeaux ou il siège indépendamment de tous groupes et Jean-François Berthou au sein du conseil

municipal de Bordeaux.

 

Par ce choix, Cap 21 réaffirme son attachement au MoDem dont il est parti fondateur.

 

Cette nouvelle organisation devrait être présentée prochainement aux sympathisants et adhérents de cap 21 dont le nombre en France a cru de plus de 30 % sur le premier semestre 2009.

 

Un calendrier de réunion sera proposé par la suite afin de contribuer aux programmes politiques qui seront présentés par le Modem dans le cadre des prochaines échéances électorales, afin que soit engagé le plus rapidement possible un véritable effort programmatique fondé sur un développement solidaire et soutenable, démocratique et humaniste.

 

 

ludovic guinard  Responsable Régional Cap 21

Laurent Pomarède

 

contact presse: Bruno Asseray tel 0660383130


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CAP21 Aquitaine se réjouit particulièrement que le nombre de députés convaincus de l’urgence écologique augmentent au sein de cette instance européenne décisive en terme d’écologie politique. Nous nous réjouissons d’autant plus que notre présidente, Corinne Lepage, siègera en ce même parlement. Son intégrité et sa clairvoyance, son devoir d’alerte, sa lutte contre la corruption sont autant de fait d’une haute valeure collective.

 

Nous nous inquiétons toutefois de ces résultats qui montrent que la route est encore longue.  Si près de 16% de votants ont souligné leur volonté d’écologie et de justice sociale, nous relevons que 60% des électeurs français nont pas jugé nécessaire de voter, considérant en cela que l’œuvre des autres suffirait. De telles réactions ne peuvent nous permettre d’aboutir un projet résolument novateur ; le new-deal écologique ne peut être que collectif. Ce ne peut être une action de quelques actifs au nom de tous les autres inactifs, ce doit être une action de chacun pour le bénéfice de l’ensemble. 
 

CAP21 Aquitaine prend acte de l’absence d’europe et d’écologie dans le discours national du Modem alors même que les groupes thématiques fonctionnent localement et que le programme politique de CAP21 reste précurseur. La gouvernance du Modem a échoué alors que toute les forces vives étaient présentes. Le congrès de CAP21 du 20 Juin à Angers devra décider des suites constructives à donner.

Ludovic GUINARD
CAP21 Aquitaine


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Invitation au débat organisé par Le Modem 1ere circonscription sur le Tram dans le quart Nord Ouest de Bordeaux.


Attention Tram en Danger! Débat sur le projet de Tramway du quadrant Nord Ouest

Cher Ami

Je vous rappelle que votre Equipe de Circonscription organise un grand débat sur le Tramway (projet de ligne D).

Mardi 31 mars 2009 à 20h30 à la Chartreuse de Caudéran (angle av. de Lattre de Tassigny et av. St-Amand).

N’hésitez pas à diffuser cette invitation publique autour de vous.

Vous pouvez également vous exprimer sur ce projet avant le débat sur le blog de nos élus du Bouscat : http://bouscavenir.org/

En apportant un commentaire ou une question à la suite du billet : « Débat sur le Tram ! »

 

A Mardi soir

Luc Pascal
Délégué 1ère Circonscription
Tel 06 87 21 26 14

<lucpascal@wanadoo.fr>


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Communiqué de presse de Cap 21 Aquitaine

Tempête : Cap 21 Aquitaine prône un plan d'urgence et de modernisation pour la filière bois en Aquitaine


La tempête Klaus vient de frapper durement l'Aquitaine. C'est une nouvelle épreuve pour le tissu économique de notre région et tout particulièrement pour la filière bois qui avait déjà fortement été impacté en 1999 lors de la précédente tempête. A nouveau, le massif forestier des Landes est dramatiquement touchés. Son avenir est en danger. Cette tempête, en s'ajoutant au ralentissement économique actuel risque de sonner le glas de tout un pan de l'économie de notre région.


l'Aquitaine est la première région française en surface plantée. l'Aquitaine c'est  prés du quart du bois commercialisé  en France en 2007. Notre région est en droit d'attendre une attention toute particulière et des aides à la hauteur des enjeux économiques de la part du gouvernement et de la région afin de sauver cette industrie élément majeur de l'équilibre de notre économie régionale.

CAP21 Aquitaine, parti fondateur du Mouvement Démocrate, demande la mise en place d'un plan d'urgence pour la filière bois en Aquitaine. Au delà des nécessaires indemnisations pour aider les exploitants à passer ce moment
difficile, Cap 21 souhaite que soit proposé aux exploitants des fonds spéciaux de modernisation afin de permettre à tous les acteurs de la filière bois de moderniser et diversifier leurs exploitations et leurs structures de production afin de les mettre en position d'aller conquérir dans le futur de nouveaux marchés.

Cap21 Aquitaine

L Guinard responsable Cap 21 Aquitaine
L Pomarède responsable Cap 21 Gironde

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Des niveaux sonores jusqu'à 120 décibels ont été relevés dans des écoles, notamment dans les cantines et les préaux couverts.
Crédits photo : Le Figaro

Des niveaux sonores jusqu'à 120 décibels ont été relevés dans des écoles, notamment dans les cantines et les préaux couverts.

Un jeune sur cinq menacé de surdité en raison du bruit


Certains bâtiments scolaires construits avant 1995 ont tendance à réverbérer les sons et amplifier les bruits, générant stress et fatigue chez les jeunes enfants.

La semaine du son, qui débute lundi, s'intéresse cette année à l'acoustique des bâtiments et tout particulièrement des écoles maternelles. Le problème est important mais largement ignoré chez nous, contrairement à ce qui se passe en Europe du Nord et dans les pays anglo-saxons. En effet, il arrive encore trop souvent qu'en milieu scolaire les très jeunes enfants et le personnel scolaire soient exposés à des niveaux sonores dépassant les 80 décibels (db) dans les préaux couverts, les cantines, voire même dans certaines salles de classe.

Ces chiffres ont été relevés dans plusieurs écoles de la région rouennaise par Bruno Parmentier, conseiller pédagogique en éducation musicale dans l'académie de Rouen. Or il faut savoir que les salariés du privé doivent, au-delà de 85 db, porter des casques de protection sur les oreilles. Sous plusieurs préaux couverts, Bruno Parmentier a enregistré des pointes dépassant 120 db, soit presque le bruit d'un avion au décollage. Dans un établissement, il s'est également aperçu que la sonnerie marquant la fin des récréations émet des sons compris entre 80 db et 100 db.

Des travaux de 25 à 45 € le m²

«La cantine et la récréation devraient pourtant marquer une période de repos pour les enfants. Résultat, ils ne peuvent pas récupérer. Ils sont épuisés», souligne le Pr Christine Poncet-Wallet, du service ORL de l'hôpital Avicenne (Bobigny, Seine-Saint-Denis). Elle reçoit régulièrement des enseignants ou des employés de cantine pour des problèmes auditifs.

Cette situation est d'autant plus regrettable que, dans la plupart des cas, le bruit pourrait facilement être réduit. En effet, même s'il est indéniable que les jeunes enfants ont tendance à crier et à parler fort, et qu'ils font du bruit s'ils sont nombreux dans une même pièce, beaucoup de bâtiments scolaires construits avant 1995 ont des plafonds et des murs qui réverbèrent les sons (lire ci-dessous). Ils les renvoient comme une caisse de résonance, ce qui génère un brouhaha et, par ricochet, oblige les enfants et les enseignants à augmenter leurs émissions sonores.

Les solutions existent pourtant. Il suffit de poser des panneaux acoustiques aux plafonds ou aux murs. Ces produits absorbent les sons. En fait, ils réduisent le temps de réverbération des sons à l'intérieur de la pièce (plus un plafond est réverbérant, plus le temps de réverbération est long). «Il faut compter entre 25 et 45 € le m² pour le traitement des plafonds et entre 100 et 120 € pour les murs» , affirme Pierre Chigot, d'Ecophon (groupe Saint-Gobain).

Dans les salles de classe, les niveaux sonores exigés sont évidemment plus bas que dans les cantines. L'OMS recommande des temps de réverbération inférieurs à 0,5 seconde pour favoriser l'intelligibilité et l'apprentissage de la parole. Hélas, ces chiffres semblent souvent être dépassés. «Pour les enfants qui ont des difficultés de développement phonologique, le bruit est un lourd handicap», témoigne Johannes Ziegler, directeur de recherche au CNRS/université d'Aix-Marseille. Il souligne également qu'autour de 70 db, la moindre réduction de réverbération acoustique est importante parce qu'elle permet d'améliorer de manière considérable le rapport signal-bruit (parole de l'enseignant-bruit ambiant). «L'Agence nationale de la recherche (ANR) devrait lancer des projets de recherche sur ces questions », estime Johannes Ziegler.


La réglementation progresse à petits pas : Depuis 1995, les nouvelles constructions scolaires doivent répondre à des exigences acoustiques. Il n'y en avait aucune auparavant. Ce sont donc toutes les écoles construites avant cette date qui peuvent avoir de graves défauts, en termes de réverbération ou d'isolation par rapport aux bruits extérieurs. En mai 2003, un nouvel arrêté a fixé des seuils de bruit à ne pas dépasser pour les écoles maternelles. Cet arrêté, pris dans le cadre du plan national de lutte contre le bruit et du plan national santé environnement, a mis en marche la réhabilitation des établissements d'avant 1995. Pour l'appuyer, l'État a ouvert une subvention pouvant aller jusqu'à 50 % du coût des travaux, mais peu de communes y ont eu recours, la procédure administrative étant jugée trop lourde et complexe. Le meilleur moyen pour les parents d'élèves ou les personnels d'obtenir la réalisation de travaux reste donc la plainte auprès du maire. Aucun diagnostic à grande échelle n'est envisagé.


Yves Miserey (Le Figaro) - 12/01/2009
Source : http://www.lefigaro.fr/sante/2009/01/08/01004-20090108ARTFIG00646-le-bruit-fleau-des-ecoles-maternelles-.php


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CAP21 Gironde soutient le mouvement enseignant et appelle à un plan de sauvetage de l'éducation nationale.
 Face à la réforme du lycée voulue par Xavier Darcos, les actions lycéennes se multiplient. Aux initiatives des élèves, s'ajoutent celles des enseignants et des parents d'élèves, alertés eux aussi par le manque de lisibilité dans les réformes proposées et l'absence de communication claire et compréhensible de la part du Ministre de l'éducation.

 C'est dans cet esprit de solidarité et pour affirmer notre profond désir de sauvegarde de l'éducation nationale, fondement même de notre République, que Laurent Pomarède, responsable de CAP 21 en Gironde, parti fondateur du Mouvement Démocrate, participera à la "Veillée Revendicative" décidée par les enseignants du Lycée Montesquieu de Bordeaux. Cette veillée se déroulera le lundi 15 décembre 2008 à partir de 17 heures dans la salle de théâtre du lycée rue Vergniaud. Il s'agit avant tout pour Cap21 d'afficher son soutien à un mouvement dont l'amplification témoigne de l'urgence de la situation.

Nous souhaitons enfin dénoncer l'opacité de la réforme telle qu'elle se définit aujourd'hui. Notre préoccupation dépasse largement les enceintes des établissements du secondaire et s'inscrit dans le cadre plus large de notre conception de l'éducation nationale, laïc, universelle, génératrice de valeur ajoutée pour une société durable. Il ne peut y avoir de progrès humain et de citoyenneté responsable dans une démocratie moderne sans une éducation de qualité. L’école est aujourd’hui le lieu d’apprentissage des fondements du pacte républicain que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

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Il n'a pas eu le prix Nobel, mais le dissident chinois Hu Jia a reçu ce jeudi le prix Sakharov. Décerné par le Parlement européen, ce prix récompense depuis vingt ans un défenseur de la liberté d’expression. Malgré les pressions de Pékin, les députés européens ont fait le choix de mettre en lumière les combats d’un homme emprisonné et condamné pour avoir trop souvent critiqué le gouvernement chinois.

A tout juste 35 ans, Hu Jia est l'un des activistes chinois les plus connus à l'étranger pour ses engagements en faveur de l'écologie, des paysans sans terre ou bien des victimes du sida.

Entre 2002 et 2005, ce militant passe plusieurs mois dans le Henan. Dans cette province déshéritée du centre-ouest de la Chine, Hu Jia s’intéresse à ces « villages du sida » où des centaines de paysans ont été contaminés dans des centres de transfusion sanguine peu scrupuleux. « Beaucoup de gens mouraient », disait-il à l'époque. « En tant que bouddhiste, je devais passer du temps avec ces gens pour alléger leurs souffrances ».

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« Si CAP21 a participé à la fondation du MODEM, c'est parce que nous sommes convaincus qu'il faut nous rassembler pour proposer une alternative crédible à l'UMP et au PS en faveur d'une société créative, durable et solidaire. Le développement durable doit en être le pivot et l'Europe le moteur. C’est la voie que nous défendons dans la construction du projet démocrate »

L'action politique doit partir du militant en mettant en oeuvre tous les moyens nécessaires à son information et son expression. Les militants du Modem Gironde ont démontré leur dynamisme, leur enthousiasme, leur savoir faire dans la réflexion et la rédaction des programmes municipaux lors des dernières échéances électorales. Ils montrent aujourd’hui encore que leurs ambitions et leurs convictions sont intactes en se mobilisant pour assurer au Modem Girondin un rôle moteur et incontournable dans la défense des idées de notre mouvement et dans la vie politique locale.

Nul ne peut prétendre rassembler et diriger le Modem Gironde sans être capable de créer les conditions du rassemblement. Nul ne peut prétendre rassembler et diriger le Modem Gironde en écartant les militants et en les laissant en dehors des prises de décisions. Nul ne peut prétendre rassembler et diriger le Modem Gironde en ne créant pas les conditions de notre autonomie de pensées, d’actions et de décisions.

Soyons clair, il s’agit de construire une force politique nouvelle pour une époque nouvelle sur les bases d’une plate forme programmatique établie avec les militants et dont nos élus seront les porte-étendards fidèles et  indéfectibles.

Le 27 septembre, les militants du Modem Gironde auront à se prononcer sur la ligne politique de la fédération, la stratégie d’alliances, la direction chargée  de rassembler et de mettre le parti en ordre de marche pour préparer les échéances électorales de 2009.

C’est pour permettre l’émergence et la défense de la spécificité  du projet démocrate  que Cap21 Gironde a décidé de soutenir et de participer à la liste menée par Bruno Asseray  pour les élections fédérales du 27 septembre 2008.

 Nous avons pu mesurer sa force de conviction et son implication lors des dernières échéances électorales et avons apprécié son courage et sa détermination lors des  tentatives de déstabilisation dont il a fait l’objet ces derniers mois alors qu’il défendait la légitime création d’un groupe autonome Modem à la CUB.

 Nous croyons que Bruno Asseray a toute les qualités pour défendre sans faiblir la ligne que nous nous sommes fixée en adhérant au Modem : la défense d’un Modem autonome, respectueux de l’implication de ses militants, force de propositions et d’actions ; ouvert aux projets efficients d'où qu'ils proviennent. Nous comptons sur lui pour organiser et faire vivre dans tous les cantons de notre fédération les conditions d’un militantisme actif en faveur d'une société créative, durable et solidaire tournée vers l’Europe.

 Les projets politiques s’incarnent dans des femmes et des hommes, que départagent les adhérents. Si la passion du débat démocratique est le ferment de cet élan démocratique, marque de notre spécificité, preuve de notre vitalité démocratique; nous savons que Bruno Asseray a fait le choix de le dynamiser et le canaliser pour construire une force politique girondine majeure et innovante.

Pour gagner les élections, il ne faut pas simplement rassembler des gens qui pensent la même chose. Il faut être capable d’entraîner des sensibilités diverses. Et pour cela, il est indispensable de réunir des militants mais également d’attirer vers nous d’autres sensibilités politiques qui peuvent avoir des approches différentes sur telle ou telle question.

Au fond, deux destins s’offrent à la fédération du Modem Gironde :

- rééditer les recettes mille fois employées qui nous conduisent à la vassalisation politique - c’est une  impasse -

-  modifier en profondeur notre mouvement en application de ses convictions
pour affirmer et présenter aux citoyens un Modem décomplexé - c’est l’autre destin possible –

 Y a-t-il aujourd’hui au sein de notre fédération une autre proposition de changement à la mesure des enjeux ? Y a-t-il une autre perspective collective aussi innovante ?

Ensemble refusons la confusion et contribuons à la clarification réclamée par les militants qui s’apprêtent à choisir une orientation, à élire leurs représentants au conseil départemental et national et à désigner une nouvelle Présidence ce 27 septembre 2008.

Soyons plus que jamais déterminés pour éviter que le Modem ne se brise sur ces deux récifs que sont l’immobilisme et le clientélisme.

Soyons également persuadés que nous approchons du but et c’est pour cela que le Modem fait souvent l’objet d’attaques externes ou internes. Faisons appel à notre intelligence collective pour surmonter nos différences et faire gagner le Modem en Gironde en soutenant la liste Démocrates Girondins menée par Bruno Asseray.


Ludovic Guinard : Responsable Cap21 Aquitaine
Laurent Pomarède :  Responsable Cap21 Gironde


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Un nouveau blog CAP21Le blog CAP21 des Pyrénées-Atlantiques est en ligne depuis le 9 mai, une dizaine d'articles divers vous attendent. Nous couvrons le local, le national et l'international car ces différentes sphères s'influencent. L'autoroute A65, les langues régionales, les OGM, la Constitution, la planète, la crise financière sont quelques uns des thèmes déjà traités. D'autres articles sont en préparation comme le vélo à Pau, l'urbanisme... Nous avons le projet de publier quelques articles en béarnais et en basque et de nourrir encore nos reportages d'événéments locaux

CAP21 des Pyrénées-Atlantiques.

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Le mardi 13 mai à l'occasion du vote de la loi OGM, nous étions place Camille Jullian à Bordeaux. Il avait été question de la préfecture puis le lieu du rassemblement a changé. Finalement nous nous sommes retrouvés sur cette belle petite place au coeur de Bordeaux. Nous avons d'abord fait un cercle silencieux tandis que la statue de la place était décorée de banderolles. Ensuite nous avons piqueniqué bio et sans OGM. Chacun avait apporté un plat et un viticulteur bio avait offert du vin.

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Ludovic Guinard et Laurent Pomarède (responsables Aquitaine & Gironde de CAP21) se félicitent que leur exigence d’autonomie du MODEM fassent des émules au sein de leur famille politique. Dès la campagne municipale, CAP21 avait souligné la nécessité de créer un groupe Autonome Modem à la CUB, condition sine qua none de l’émergence du projet Démocrate Bordelais (« Bordeaux 2008 »).

Bruno Asseray, également engagé dans cette voie dès les premières heures, est devenu depuis le porte drapeau de cet engagement, en défendant pour sa part, au péril de son mandat, la constitution d’un groupe autonome à la Communauté Urbaine.

 

Ludovic Guinard et Laurent Pomarède apportent toute leur confiance et leur soutien à Bruno Asseray, et à tous ceux qui comme Didier Cazabonne et Joan Taris souhaitent le rejoindre dans cette construction d’un groupe autonome, c’est à dire, Libre de réflexion et de choix, Force de proposition et d’action, et Ouvert aux projets efficients d'où qu'ils proviennent.

 

CAP21 s'associera à ce groupe en mettant à disposition ses compétences en termes de réflexion technique. Il ne fait aucun doute que ce rassemblement de toutes les énergies de notre mouvement nous permettra de poursuivre avec force les grands objectifs que nous ont fixé nos militants: L'ouverture d'un débat pour la construction du Grand Bordeaux, La réduction par deux du tonnage des déchets générés et l'obtention d'un Bilan Carbone nul.

 

 

         Ludovic Guinard                                                        Laurent Pomarède

Responsable CAP 21 Aquitaine                                  Responsable CAP 21 Gironde


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Corinne LEPAGE, au nom de CAP21, parti écologiste fondateur du Mouvement Démocrate s’apprête à déposer un recours en intervention devant le Conseil Constitutionnel contre la loi relative aux OGM dont le vote définitif aura lieu jeudi.

CAP21 interviendra ainsi en soutien du recours du PS et des Verts pour faire valoir l’incompatibilité du texte français avec le droit communautaire même si cette action risque d’être frappée d’irrecevabilité au motif que CAP21 n’a pas d’élus parlementaires.

La mobilisation de l’opinion et du monde associatif doit ainsi se poursuivre pour exiger un cadre strict et transparent d’expertise sur les impacts des cultures OGM pour l’environnement et la santé et définir un régime de responsabilité qui n’implique pas uniquement l’utilisateur final mais aussi les firmes agro-semencières.

La position d’équilibre que le Président avait défendue lors du Grenelle de l’Environnement ne trouve pas sa traduction concrète dans la loi et la France est loin de s’être donnée quelques décennies d’avance en matière de développement durable contrairement aux déclarations de Nicolas Sarkozy à Orléans.


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CAP 21 se réjouit de ce que la démocratie l’ait emporté dans le cadre du vote de la loi OGM, l’absence des députés UMP dans l’hémicycle traduisant leur souhait, pour beaucoup d’entre eux, de répondre à l’attente de 82 % des Français qui ne souhaitent pas de loi laxiste sur les OGM. En revanche, CAP 21 s’étonne des propos qui ont été tenus selon lesquels les termes de la loi seraient dus au cadre strict de la directive communautaire. CAP21 tient tout d’abord à rappeler qu’en l’état actuel des choses la protection des Français au regard des OGM est très inférieure à celle que garantit la directive 2001/18 : pas de droit à l’information, pas d’étude sur la santé rendue publique, pas d’étude des milieux récepteurs, pas de responsabilité. En second lieu, CAP21 tient à rappeler que la directive laisse de nombreuses possibilités de transcriptions et, la comparaison de la loi espagnole et de la loi allemande démontre très clairement que l’on peut avoir soit une lecture laxiste (70 000 hectares d’OGM cultivés l’année dernière), soit une lecture rigoureuse comme l’Allemagne où quasiment aucune parcelle d’OGM n’est cultivée. CAP21 demande que la démocratie soit respectée et qu’un nouveau texte soit élaboré permettant un véritable débat parlementaire et non pas le simulacre de démocratie auquel il faut s’attendre avec le recours à la Commission Mixte Paritaire.

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