Vendredi 12 décembre 2008
CAP21 Gironde soutient le mouvement enseignant et appelle à un plan de sauvetage de l'éducation nationale.
Face à la réforme du lycée voulue par Xavier Darcos, les actions lycéennes se multiplient. Aux initiatives des élèves, s'ajoutent celles des enseignants et des parents d'élèves, alertés eux
aussi par le manque de lisibilité dans les réformes proposées et l'absence de communication claire et compréhensible de la part du Ministre de l'éducation.
C'est dans cet esprit de solidarité et pour affirmer notre profond désir de sauvegarde de l'éducation nationale, fondement même de notre République, que Laurent Pomarède, responsable de CAP
21 en Gironde, parti fondateur du Mouvement Démocrate, participera à la "Veillée Revendicative" décidée par les enseignants du Lycée Montesquieu de Bordeaux. Cette veillée se déroulera le lundi 15
décembre 2008 à partir de 17 heures dans la salle de théâtre du lycée rue Vergniaud. Il s'agit avant tout pour Cap21 d'afficher son soutien à un mouvement dont l'amplification témoigne de l'urgence
de la situation.
Nous souhaitons enfin dénoncer l'opacité de la réforme telle qu'elle se définit aujourd'hui. Notre préoccupation dépasse largement les enceintes des établissements du secondaire et s'inscrit dans
le cadre plus large de notre conception de l'éducation nationale, laïc, universelle, génératrice de valeur ajoutée pour une société durable. Il ne peut y avoir de progrès humain et de citoyenneté
responsable dans une démocratie moderne sans une éducation de qualité. L’école est aujourd’hui le lieu d’apprentissage des fondements du pacte républicain que sont la liberté, l’égalité et la
fraternité.
Par Cap 21 Aquitaine
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j'ai participé à la réunion du 15 décembre au lycée montesquieu à l'invitation d'Agnes Passault présidente de la PEEP Montesquieu : voici le retour que je lui ai fait suite à cette réunion :
Je voudrais vous féliciter pour votre sens du dialogue et votre capacité à garder votre calme, tout en ayant pu faire passer un message dissonant du discours ambiant majoritaire dans la salle, c'est à dire votre refus comme le mien de voir les lycées bloqués. Je me félicite d'ailleurs d'avoir choisi la PEEP plutôt que la FCPE car le message de son représentant allait d'ailleurs dans le sens de la pensée unique, réforme mauvaise, soutien aux professeurs qui eux même soutiennent les blocages....
Bien que souvent stérile, cette réunion a eu pour moi quelques mérites, bien que je l'ai quitté avant le fin, n'en pouvant plus d'entendre les discours des enseignants ou certains parents d'élèves, souvent aussi eux même aussi, enseignants....
- Mérite de me confirmer que ce mouvement était bel et bien encouragé, sinon plus par les enseignants (la première preuve est que le professeur organisateur de la réunion n'a pas fait parler en premier les représentants des élèves mais a exprimé tout le mal qu'il pensait de la réforme...
- Mérite de me confirmer que pour beaucoup d'enseignants, cette réforme est un exutoire déversoir de beaucoup de leurs malaises, craintes et frustrations, peurs légitimes ou non (un bruit court que..., paye au résultats des écoles, une enseignant a même parlé des plans de licenciements à l'extérieur ce à quoi j'ai répondu que cela n'avait rien à voir avec le sujet de la réunion), la politisation et l'anti sarkozysme primaire sont bel et bien aux rendez vous....
- Mérite de bousculer mes idées toutes faites sur les lycéens bloqueurs, certains affirment une réelle maturité, paraissent responsables, ont analysé le fond de la réforme, et ne manifestent pas pour manifester. Ne seraient ils pas eux même,..fils et filles d'enseignants ?.. :)
- Et enfin mérite (et ce n'est pas le moindre :) )de remonter dans l'estime de mes deux ados (un en 2nde à Montesquieu, un en terminale à Effeil) qui ont apprécié que je reconnaisse à certains d'entre eux la vertu d'avoir analysé les éléments de la réforme et de savoir au moins pourquoi ils bloquent les lycées.
Mon propos n'est pas d'accabler les enseignants, ils sont au carrefour des malaises et des angoisses de notre société, nos enfants ne sont pas faciles.
Les enseignants subissent depuis longtemps les diverses réformes pas toujours bien engagées et c'est manifestement le cas de celle ci, malheureusement aussi je crois qu'ils pour certains d'entre eux très politisés et outrepassent leur devoir de réserve, même si ce devoir ne semble pas exister dans les textes...