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Protection de la nature

Mercredi 21 septembre 2005
Terre d'abeilles" Si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre "
Albert Einstein

PROTEGER LES ABEILLES !


Terre d’Abeilles a rédigé une pétition européenne, intitulée :

" Pour l’avenir de l’homme, sauvons les abeilles ! ".

Signez, téléchargez et diffusez cette pétition le plus largement possible en usant de tous vos réseaux.
Par Marilys Loustalot
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Mercredi 21 septembre 2005

Les propos qui suivent sont issus du “Plaidoyer pour un océan propre” rédigé par le Collectif Aquitain Contre les rejets en mer”.

Alors que lentement mais inexorablement le monde prend conscience des menaces que fait peser sur les générations futures, l’accumulation des dégradations irréversibles dont souffre l’environnement de la planète,

 Alors que mers et océans ne cessent d’être victimes de véritables catastrophes écologiques……………il y a encore en France et plus près de nous en Aquitaine, des décideurs dont les choix industriels reposent sur des arguments économiques où la protection de l’environnement n’a que peu  valeur.....et qui considèrent que la mer reste une « poubelle bien commode et bon marché » !

 Il y a le Wharf de la Salie , véritable égout qui déverse à deux pas du rivage les effluents provenant des stations d’épurations de toutes les communes du bassin d’Arcachon. Cette monstruosité bien évidemment perdure et les photos jointes à ce document montrent « la limpidité » des rejets que les courants véhiculent tout au long des côtes…

 A présent, ce sont les vases polluées qui encombrent les ports du Basin que l’on envisage tout simplement……………..de répandre en mer à quelques centaines de mètres du rivage !

 Est-ce « la vase de trop » ? Ce projet est en tout cas un pas de trop vers l’inacceptable !

 Ce plaidoyer qui s’inscrit dans un contexte mondial alarmant, présente un historique affligeant des solutions qui ont jusqu’à présent été mises en œuvre au plus grand mépris du milieu naturel, pour régler à bon compte l’élimination des déchets générés par les activités industrielles, domestiques et touristiques du Bassin.

 Il dresse un état alarmant des agressions incessantes dont est victime le golfe de Gascogne, s’inquiète de l’objectivité et redoute l’issue des études en cours. IL jette un véritable cri d’alarme sur les risques et les conséquences de solutions qui ne doivent plus être tolérées !      

 

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Par René Capo
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Vendredi 23 septembre 2005

« Quelle eau voulons-nous en 2015 ? » Derrière la question formulée sur les sites web des administrations de l'Equipement et de l'environnement se pose un enjeu européen : revenir au bon état des ressources en eau à cette échéance, qu'il s'agisse des eaux superficielles, des nappes souterraines et des eaux littorales.
L'interrogation coiffe aussi un vaste questionnaire diffusé dans ce contexte auprès du public, afin de mieux cerner les usages de l'eau, mais surtout les attentes de chacun. Une enquête que relaie dans la grande région l'agence de bassin Adour-Garonne et en Charente-Maritime notamment l'association Nature Environnement 17, pour éclairer les choix politiques à intervenir.
Pour bien définir vers quels objectifs tendre, mieux vaut disposer d'un socle de travail précis. C'est ainsi qu'a été réalisé un état des lieux de chaque bassin versant qui doit, lui aussi, alimenter la réflexion sur les enjeux pour le département, quantitatifs et qualitatifs.
Des bassins au nombre de trois principaux en Charente-Maritime. Au nord, le bassin Loire aval et côtier, qui recoupe à grands traits les limites du Marais poitevin et sur lequel l'agence de bassin Loire-Bretagne a compétence. Au centre, le bassin de la Charente, de loin le plus imposant de tous, étiré sur les deux départements charentais. Au sud-ouest enfin, le bassin de Seudre et des fleuves côtiers de Gironde, tous deux relevant de la surveillance de l'agence de bassin Adour-Garonne.


Le touriste se doute-t-il que 8 700 tonnes de déchets industriels coulent encore au fil de la Charente et de ses affluents ?



L'effort des industries. Membre du comité de bassin Adour-Garonne et de Nature Environnement 17, le Rochefortais Claude Matard a suivi de près la restitution de l'ensemble des travaux. Ces données résultent de la compilation des mesures qui avaient été réalisées sur le terrain en 2002 et, s'agissant des eaux souterraines, d'informations livrées par le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM). Tous éléments qui restent d'actualité selon Claude Matard, lequel observe tout particulièrement le bilan du bassin de Charente, qui, de son point de vue, peut être extrapolé aux autres bassins de Charente-Maritime. Une analyse qui segmente les pollutions par catégorie.
Les matières organiques et oxydables, mais encore l'azote et les phosphores, caractérisent ici les pollutions dites « domestiques ». Selon le rapport de l'agence de bassin, 40 % de cette pollution trouve son origine dans des réseaux d'assainissement non raccordés au tout-à-l'égout. Grosso modo, 25 % des rejets domestiques ne seraient pas dépollués, contre 13 % des rejets industriels.
Seulement 13 %, serait presque tenté de déclarer le représentant de Nature environnement 17, pour marquer qu'est apprécié l'impact positif des investissements que l'industrie a engagé depuis une vingtaine d'années pour réduire ses émissions polluantes. Un secteur caractérisé dans la région par une forte concentration d'entreprises agro-alimentaires et des distilleries.
Pour autant, loin de sombrer dans l'angélisme, l'analyse de l'agence de bassin souligne cependant que quelque... 8 700 tonnes de déchets industriels coulent encore au fil de la Charente et de ses affluents. En l'absence de solution de collecte, notamment dans la viticulture, ces déchets déplacent donc des quantités non négligeables de micro-polluants métalliques et organiques.
Ces éléments posés, la pollution d'origine agricole se révèle « prédominante » sur le bassin de Charente, poursuit Claude Matard. Globalement, 89 % de la pollution en azote est issue de l'agriculture, souligne l'agence de bassin.

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Source : Sud-Ouest

Par Marilys Loustalot
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Samedi 1 octobre 2005



Jean-Francois Régère : « Le monde rural a su préserver depuis quatre siècles l'environnement. Natura 2000, c'est mettre une couche de plus et des contraintes supplémentaires ».
PHOTO MAGUY CAPORAL

La France est à la traîne. Oui, sur le dossier Natura 2000. Ce réseau de sites naturels, dont l'objectif est la protection d'espèces rares ou fragiles de végétaux et d'animaux, et que les états membres de la l'Union européenne doivent constituer à la demande de Bruxelles. Après de nombreux avertissements, et même deux condamnations par la Cour européenne de justice (en 2001 et 2002), l'Etat français semble donc vouloir accélérer la procédure de mise en application de cette directive sur l'environnement. Son gros retard sur le dossier ne lui donnant plus la possibilité, semble-t-il, de jouer la montre.
Pour le Médoc, au début du mois de septembre, une réunion sur le sujet conduite par la DIREN (direction régionale de l'environnement), en présence du sous-préfet de l'arrondissement de Lesparre, René Partouche et de nombreux élus et représentants d'associations, a eu lieu. A cette occasion, une carte, avec un nouveau zonage précisant les espaces concernés par Natura 2000, a été présentée, et n'a pas laissé indifférent. Surtout pas les maires des communes qui se situent sur la pointe Médoc. Celles que l'on trouve à l'est de la RN 215 et le long de l'estuaire, jusqu'au chenal de navigation (Le Verdon, Soulac, Talais, Saint-Vivien, Jau-Dignac-et-Loirac, Queyrac). En effet, outre les dunes du littoral, les étangs, la réserve du Cousseau, une bonne partie de la Pointe Médoc figure dans le fameux zonage. Ce qui n'a pas manqué de déclencher de vives inquiétudes chez les élus locaux. Ces derniers ne comprenant pas « le flou scientifique » qui entoure le protocole qui a servi a désigner les territoires, et le « flou juridique » qui déterminera le devenir de ces sites siglés Natura 2000.

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Source : J. Lestage, Sud-Ouest (30/09/2005)

Par Marilys Loustalot
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Lundi 3 octobre 2005

Les coquilles de certains organismes marins pourraient commencer à se dissoudre et à ne plus pouvoir se former en raison de l'acidification de l'eau de mer, due à l'absorption de dioxyde de carbone par les océans, prévient une équipe internationale de chercheurs dans la revue Nature de jeudi.

Ce risque pourrait devenir réalité dans cinquante à cent ans, estiment les auteurs de cette étude.

Ceux-ci sont arrivés à cette conclusion en se basant sur des données récentes et des simulations numériques de l'évolution des carbonates issus de l'estimation des émissions futures de CO2 établies par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.

On prévoit que, dans une cinquantaine d'années, rappellent les auteurs, les eaux de surface les plus froides de l'océan, au large de l'Antarctique par exemple, vont devenir corrosives pour une forme de calcaire, appelée aragonite, et mettre ainsi en danger les ptéropodes, car le squelette externe de ces mollusques planctoniques est en aragonite.

Et si le CO2 atmosphérique continue d'augmenter, il est "très probable", avertissent les scientifiques, que vers la fin du siècle l'eau de mer va devenir corrosive pour l'aragonite dans tout l'océan Austral ainsi que dans une partie du Pacifique du Nord. Ces organismes calcaires, très abondants dans ces régions, pourraient donc ne plus être capables d'accroître leur coquille. Les coraux sont également menacés par la création d'un tel environnement corrosif, probablement sans précédent depuis plusieurs millions d'années.

Pour compléter leurs estimations, les chercheurs ont mené aussi des expériences en mer qui ont montré que les coquilles des ptéropodes vivants se dissolvaient effectivement quand l'eau de mer atteignait les conditions corrosives prévues pour l'an 2100.

Cette étude a été menée par une trentaine de chercheurs européens (français notamment), japonais, australiens et américains.

 

Source : Terre sacrée

Par Marilys Loustalot
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Lundi 3 octobre 2005


Les interventions ont été nombreuses et argumentées, mais toutes opposées à la ligne
PHOTO LAURENT THEILLET

Kim Régnier se souviendra de ses deux passages à Langon. Que ce soit lors du débat public du 15 septembre ou celui d'hier soir, le directeur de Réseau ferré de France pour la région Midi-Pyrénées a été régulièrement conspué par une salle farouchement opposée à la construction d'une ligne TGV entre Bordeaux et Toulouse.
« Les Corses ont su préserver leur littoral, nous saurons préserver notre pays », « pour faire votre LGV, il faudra passer sur nos corps »... Ambiance électrique jusque tard dans la soirée et volée de bois vert constante pour les porteurs du projet qui ne trouvent aucun appui en Sud-Gironde.


1. Un projet, trois scénarios La LGV (ligne à grande vitesse) Bordeaux-Toulouse pourrait voir le jour à l'horizon 2015. En Gironde, trois scénarios sont à l'étude.

- Le premier fait passer le TGV sur la rive droite de la Garonne, dans une zone fournie en habitations.
- Le second permet à la ligne de longer le corridor de l'A 62, dans le vignoble des Graves et du Sauternais.
- Le troisième pique vers le sud, en pleine forêt, passe entre Villandraut et Saint-Symphorien, aboutit à Captieux, avant de remonter sur Agen.

Selon le dossier de RFF, ce troisième scénario « semble présenter une sensibilité moindre » et se révèle « nettement plus économique que les deux autres » (2,9 milliards d'euros contre 3,4 milliards d'euros pour les deux premiers). Autre avantage retenu : la possibilité de greffer la future ligne Bordeaux-Irun sur la boucle de Captieux. Pour les Sud-Girondins, l'allusion est à peine voilée. La troisième option aurait la préférence du maître d'ouvrage, les deux autres options ne seraient que des « alibis ». Une réaction que Kim Régnier bat en brèche avec grande difficulté.


2. Un territoire « sacrifié » Cette façon de présenter le troisième scénario comme le plus avantageux n'a pas échappé aux élus et associations des landes girondines, pour qui l'aménagement de la voie existante ou la réactivation du projet pendulaire sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse restent les seules solutions acceptables.
Cet été, du côté de Saint-Symphorien, Captieux ou Villandraut, puis dans les Graves, à La Brède, Ayguemortes ou Saint-Morillon, la mobilisation anti-LGV a pris corps autour d'associations et d'élus locaux désappointés de voir débouler un tel projet aux portes de leurs communes.
Les arguments ne manquent pas : catastrophe économique pour les sylviculteurs, atteinte à l'équilibre d'un écosystème fragile, chamboulement du cadre de vie ou de la chasse, remise en question du système de défense contre les incendies et augmentation certaine des risques de feu en forêt.
Des arguments confirmés, hier soir, par les intervenants de la Chambre d'agriculture, du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest et de la DFCI. Jean-Luc Gleyze, conseiller général du canton de Captieux, résume la situation en quelques mots (« vous nous enlevez le fondement de notre qualité de vie ») avant de renvoyer RFF à l'entretien « urgent » du réseau existant...
Dans la salle, les interventions sont unanimes : oui au rail quand il est justifié, non à une LGV Bordeaux-Toulouse quel que soit le tracé.


3. Un chantier très politique Marie-Hélène des Esgaulx avait été la première à replacer le débat dans le contexte de la ligne Sud-Europe Atlantique (1) entre Paris et Irun, indispensable aux yeux des élus aquitains, notamment en matière de ferroutage.
« Lors du CIADT de décembre 2003, la ligne Bordeaux-Irun a toujours été prioritaire (2), martèle fréquemment la députée UMP. C'est pour cela que je demande à ce que la décision de RFF sur la liaison Bordeaux-Toulouse soit suspendue jusqu'après la clôture du débat sur la liaison Bordeaux-Irun prévu en 2006. Il n'y aura de toute façon pas assez d'argent pour les deux chantiers. »
En Gironde, beaucoup d'élus partagent cette opinion, font part de leur incrédulité face à cette inversion des priorités et soupçonnent leurs homologues de la région Midi-Pyrénées d'avoir mis tout leur poids politique dans la balance.
S'il estime qu'il ne faut pas opposer les deux projets, Alain Rousset évoquait récemment « l'activisme de Philippe Douste-Blazy ». Le socialiste François Deluga, vice-président du Parc naturel régional écorné par l'option Sud du tracé, dénonce « une manoeuvre du gouvernement UMP pour permettre au maire de Toulouse, en difficulté électorale, d'annoncer, avant les élections municipales, l'arrivée du TGV dans sa ville ».
Hier soir, l'intervention de Jean-Louis Carrère était plus nuancée sur l'opportunité d'une ligne TGV Bordeaux-Toulouse (« ne balayez pas le TGV d'un revers de main »). Le vice-président du Conseil régional demandait toutefois à RFF de repousser son verdict sur la liaison Bordeaux-Toulouse après le débat public prioritaire sur la liaison Bordeaux-Irun.
Des réactions très politiques qui ne doivent pas masquer l'inquiétude sincère d'une grande partie de la population sud-girondine de plus en plus remontée contre le projet.

(1) Les travaux entre Bordeaux et Angoulême devraient être achevés en 2013, ceux entre Angoulême et Tours en 2012.
(2) Le CIADT de décembre 2003 souhaitait reporter la décision sur la ligne TGV Toulouse-Bordeaux à 2025. « C'est un coup de pied au cul », avait affirmé, à l'époque, Martin Malvy, le président de la région Midi-Pyrénées.

Source : B. Ruiz - Sud-Ouest (30.09.2005)

Par Marilys Loustalot
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Jeudi 6 octobre 2005

Le parquet de Paris a requis, mercredi 5 octobre, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Total et d'une dizaine d'autres mis en examen dans l'affaire du naufrage du pétrolier Erika en décembre 1999, au large des côtes bretonnes.

Le parquet requiert le renvoi devant le tribunal de Total pour "pollution maritime", ainsi que celui du propriétaire italien du navire et de la société italienne de classification maritime Rina, chargée de l'homologation des navires, a précisé par ailleurs, dans un communiqué, le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, partie civile dans ce dossier.

 
Le pétrolier maltais "Erika" en train de sombrer, le 12 décembre 1999, au large de Penmarc'h.  | AFP 
Le pétrolier maltais "Erika" en train de sombrer, le 12 décembre 1999, au large de Penmarc'h
Le parquet de Paris demande en revanche l'abandon des poursuites de "complicité de mise en danger de la vie d'autrui" pour Total, a-t-on précisé de sources proches du dossier. Dix-huit personnes physiques ou morales sont mises en examen dans ce dossier, dont l'armateur de l'Erika, Panship, la société de classification Rina, des responsables de la préfecture maritime de Brest et le capitaine indien de l'Erika, Karun Mathur. Le parquet a, par ailleurs, requis un non-lieu pour les quatre militaires poursuivis dans cette enquête.

Le pétrolier Erika, qui battait pavillon maltais, s'était brisé en deux, le 12 décembre 1999, dans une tempête et avait sombré au large de la Bretagne. Le pétrole s'échappant de l'épave avait souillé 400 kilomètres de côtes.

L'"URGENCE AVAIT ÉTÉ PERÇUE"

Il revient à présent à la juge d'instruction Dominique de Talancé, qui avait déjà prononcé la mise en examen de la société en 2001, d'ordonner le renvoi de tout ou partie des mis en examen devant le tribunal correctionnel.

La procédure sur le naufrage de l'Erika compte 60 parties civiles. "Le bateau est décrit dans le réquisitoire comme présentant une corrosion ancienne avec des pertes d'épaisseur des tôles allant parfois jusqu'à la perforation", selon M. de Villiers qui a pris connaissance du réquisitoire définitif du parquet.

Ainsi, selon le document du parquet cité par M. de Villiers, l'armateur propriétaire du navire a "systématiquement sous-dimensionné le financement consacré à l'entretien, en parfaite connaissance de l'état de corrosion". Pour les contrôles du navire, le parquet retient contre la société de classification Rina "la légèreté délibérée de ses diligences de contrôle", ajoutant que l'"urgence avait donc clairement été perçue, mais la mise en œuvre des remèdes [par Rina] n'en avait pas moins été différée".

"Pour la société Total, le procureur relève qu'elle était non seulement juridiquement propriétaire de la cargaison au moment du naufrage, mais encore qu'elle s'est constamment comportée en véritable maître du navire", selon le communiqué de M. de Villiers.

Ce procès en correctionnelle de Total pourrait déboucher sur sa condamnation à d'importants dommages et intérêts au bénéfice des collectivités locales, parties civiles dans cette affaire

Source : Le Monde (05.10.2005)

Par Marilys Loustalot
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Vendredi 7 octobre 2005

Les travaux viseront à garder les eaux plutôt que de les évacuer le plus vite possible
PHOTO L. B.

« Encore une étude, nous dira-t-on ? Il faut bien qu'elle serve à quelque chose maintenant. » La dernière datait de vingt-cinq ans. René Marty, président du Syndicat de la Seugne-amont et du Pharaon, décidé à convaincre les élus, prend même exemple de la toute première... établie en 1856. Et il prouve que nos ancêtres avaient déjà établi un plan d'avenir pour leur rivière, dont certains points rejoignent ceux visés par le dernière étude.
Après deux ans de travail, le bébé élaboré par le cabinet Segi est sorti de terre en juillet dernier. Que préconise-t-il ? Impossible de le résumer en quelques lignes, mais en voici les principaux axes annoncés par René Marty lors d'une réunion du syndicat, lundi : « régulation du débit, dépollution et amélioration de la qualité de l'eau en surface et profondeur d'ici 2015, rénovation des ouvrages existants, disparition des décharges d'ordures à proximité, plan de gestion prévisionnel ».
Les travaux, qui incluent le bassin versant de la Seugne, de sa source jusqu'à Jonzac (devant chez Fouchet), doivent commencer en 2008 et s'étaler sur une période de dix ans. 107 opérations sont programmées pour un coût de 2 650 900 euros (hors taxe). Dépenses qui pourraient être subventionnées à hauteur de 80 %.
« Cette étude a été élaborée dans un esprit tout à fait nouveau, contrairement à celle de 1980 qui était beaucoup plus tournée vers l'agriculture », commente le président.


Retenir l'eau. Tout a été programmé pour contenir les crues de la Seugne en gardant les eaux dans les terres plutôt que de l'évacuer le plus vite possible. Dans le même esprit, les biefs des moulins plus ou moins abandonnés pourront servir à retenir les excès d'eau. « Il faudra aussi changer les ouvrages obsolètes, mais en les rendant efficaces. On ne peut plus se permettre aujourd'hui de tourner des manivelles; il faut les diriger avec des télécommandes. »
D'ici là, un déclaration d'intérêt général, qui permettra aux habitants de faire part de leurs remarques, doit être adoptée dans toutes les communes concernées. Précédant ces lourds investissements, des travaux d'entretien seront effectués sur une période de deux ans. Pour les financer, le syndicat envisage un effort des habitants, à hauteur de 2 euros en 2006. La cotisation actuelle de 0,46 E, qui n'assure plus les frais de fonctionnement du syndicat, passera également à 1 euro l'an prochain.

Source : L. Bosdecher, Sud-Ouest (05.10.2005)

Par Marilys Loustalot
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Vendredi 7 octobre 2005

La station d'Ispes accueillera pour essai une installation unique en son genre pour la clarification de l'eau
PHOTO D. M.

L'unité de pompage du quartier Ispes de Biscarrosse accueillera bientôt une installation unique dont l'expérimentation, si elle réussit, débouchera sur un brevet d'exclusivité. Philippe Balbusquier, responsable de la Compagnie générale des eaux (CGE) pour le bassin d'Arcachon et le nord des Landes, s'en est expliqué devant Guy Ducournau, maire de Gastes et président du syndicat d'approvisionnement en eau potable (SIAEP), et devant les délégués des six communes du canton de Parentis plus Liposthey.
La CGE doit en effet avoir l'accord du syndicat pour mener à bien cette expérimentation sur dix-huit mois d'un procédé de « flottation » qui innoverait dans la technique de clarification des eaux brutes aujourd'hui assurée par décantation. Le projet de convention prévoit que l'eau destinée à l'expérimentation sera pompée au même endroit que l'eau destinée à l'adduction, mais par une pompe indépendante à raison de 40 à 70 mètres cubes à l'heure.


Renvoyée dans le lac. Les frais d'installation de produits chimiques et d'énergie électrique seront à charge de l'expérimentateur, Véolia Water. Alain Cazeaux, délégué de Parentis, s'inquiète du volume de la ponction supplémentaire dans le lac en période estivale, le représentant de la CGE rassure en précisant que l'expérimentation ne s'effectuera qu'à condition de ne pas perturber l'adduction.
Daniel Pons, délégué de Biscarrosse, demande la destination de ces eaux clarifiées par flottation; elles seront envoyées dans le lac, car le procédé, dans sa phase expérimentale sera testé dans des conditions extrêmes qui ne garantiront pas à 100 % une eau apte à être envoyée dans le réseau. Les élus ont exigé que les termes de la convention précisent l'imputation des dépenses liées à cette expérimentation, en aucun cas le budget du SIAEP, pour les produits employés et l'élimination des déchets.
Philippe Balbusquier a négocié avec l'expérimentateur, la réfection à neuf du revêtement routier interne à la station de pompage d'Ispes; actuellement en mauvais état, il va être encore endommagé par les travaux d'expérimentation. Les élus du syndicat acceptent à l'unanimité la version corrigée de la convention.

Source : D. Marque, Sud-Ouest (05.10.2005)

Par Marilys Loustalot
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Samedi 8 octobre 2005
Deux chercheurs ont évalué le temps nécessaire à la restauration de la biodiversité. Les extinctions actuelles dues à l'activité des hommes vont diminuer la biodiversité pour des millions d'années à venir.» Cette phrase accusatrice est de James Kirchner, géologue à Berkeley (Californie), et d'Anne Well, anthropologue à l'université Duke (Caroline du Nord). Publiée aujourd'hui dans la revue britannique Nature, elle prend place dans un article inquiétant sur la vitesse à laquelle la vie a retrouvé richesse et diversité après les cinq grandes extinctions de masse qu'elle a connues depuis 200 millions d'années.  

terre_disparaitre_img.imageDataJusqu'alors, les paléontologues voyaient le scénario de reconquête de manière plutôt optimiste. [...]. La disparition de branches entières de l'arbre du vivant permettait aux jeunes pousses de se faire une place au soleil. [...]
Bien que plusieurs périodes récurrentes d'extinction de masse soient survenues au cours des temps géologiques, l'épisode contemporain d'extinctions n'est pas naturel mais résulte entièrement de l'action de l'homme.       

L'extinction au cours des âges
Depuis le début de l'ère primaire ont été dénombrées au total 17 périodes d'extinctions massives, dont celle du permien, à la fin de l'ère primaire, la pire de tous les temps paléontologiques, qui a provoqué la disparition de plus de 80 % des espèces qui peuplaient alors la biosphère. Ces épisodes d'extinction ont été chaque fois suivis de phases d'accroissement de la biodiversité.

La dernière période d'extinction, qui a commencé avec les glaciations du quaternaire, et qui se poursuit encore de nos jours, s'est considérablement accélérée voici 11 000 ans. Elle s'est accompagnée de la disparition de la quasi-totalité de la grande faune de mammifères terrestres. L'espèce humaine y a joué un rôle quasi exclusif, les chasseurs paléolithiques ayant exterminé la grande faune de vertébrés terrestres qui survivait encore au moment des glaciations. Par exemple, les mammouths et les rhinocéros laineux n'ont pas pu survivre aux effets simultanés du rétrécissement de leurs habitats et d'une chasse impitoyable.

Cependant, le rythme des extinctions a connu une accélération sans précédent au cours de la période historique. Ainsi l'homme a-t-il déjà fait disparaître 151 espèces de vertébrés supérieurs au cours des derniers 400 ans. Tous les continents ont été affectés, chacun d'eux ayant perdu plusieurs espèces de mammifères ou d'oiseaux dont les populations initiales étaient parfois très nombreuses. Leur extermination est la conséquence, en règle générale, d'une chasse effrénée.

Les spécialistes de l'évolution considèrent qu'au cours des périodes géologiques il ne disparaissait pas plus d'une espèce de vertébrés tous les 50 à 100 ans. Au cours des quatre derniers siècles, la vitesse d'extinction a atteint la moyenne d'une espèce tous les 2,7 ans.

Bien que cette vitesse apparente soit déjà plus de vingt fois supérieure à celle des rythmes d'extinction des époques géologiques passées, elle est tout simplement dérisoire par rapport à sa valeur actuelle. Celle-ci atteint un rythme 1 000 à 10 000 fois supérieur à celui qui a caractérisé les périodes géologiques d'" extinction de masse " si l'on prend en compte tous les groupes d'êtres vivants.       
 
Les causes d'extinction
Les changements climatiques et autres catastrophes naturelles, y compris cosmiques, comme l'impact d'un astéroïde avec la Terre qui pourrait avoir marqué la fin du secondaire voilà 65 millions d'années et être responsable de la disparition des dinosaures en particulier, ont été la seule cause des périodes d'extinction de masse du passé.
À l'opposé, l'épisode actuel d'extinction résulte entièrement de l'action de l'homme sur les écosystèmes. Les prélèvements de plantes, la chasse ou la pêche jouent un rôle important. Cependant, la destruction des habitats et les introductions d'espèces sont la raison principale des extinctions.

Source (et suite de l'article) : cliquez ici !

Par Marilys Loustalot
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