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Développement durable

Mercredi 21 septembre 2005

LA COMMUNAUTÉ WASHINTS DÉNONCE LA COMPAGNIE PÉTROLIERE CLIPPER USA

Comme si les dégâts irrécupérables imposés à la jungle avec l’exploitation pétrolière ne suffisaient pas, voilà maintenant que la Compagnie CLIPPER USA tilise des stratégies de manipulations et socialisations avec pour finalité « d’acheter » des affections et des alliés pour obtenir des permis de détruire l’Amazonie.

Le 16 septembre dernier les Seigneurs de CLIPPER sont entrés à bord d’un avion léger, atterrissant sur les pistes du Canton Arajuno province de Pastaza. : La représentante de la CLIPPER, Susana Lojan accompagnée de deux blonds inconnus et du Président de l’Organisation des Peuples Indigènes de Pastaza OPIP, Messieurs Mario Grefa, Cesar Cerda et d’autres. La visite de ces personnages avait pour objectif de parler de négociations concernant le pétrole, avec le Président de l’Association A.C.I.A.

La société CLIPPER est en campagne de négociations, utilisant chemisettes, matériels scolaires, ainsi que des ordinateurs de 1998 entre autres choses. La société Clipper a remis trois ordinateurs, lesquels ont été partagés entre les deux Communautés et l’Association A.C.I.A.

Aux Organisations environnementales, les Organisations politiques de l'Équateur et des États-unis et à tous les concernés, nous vous informons que les Messieurs comme le Vice président de A.C.I.A. Cesar Cerda et le Président de la OPIP Mario Grefa, n’ont pas le droit d’étroites relations afin de négocier le bloc à l’intérieur duquel existe un puit de pétrole convoité par Clipper transnationale. Ils sont simplement manipulés par la transnationale, mais le peuple de Washints, nous sommes fermes et nous nous battrons encore durant 500 ans.

LA COMMUNAUTÉ SHAWINTS DÉNONCE RADICALEMENT cette nouvelle stratégie de CLIPPER pour acheter la Jungle et nous souhaitons DÉMONTRER que la base de la Nation, les Indiens Shuar et Kichwa de la Jungle, jamais nous n'avons parlé de négociations comme le souhaitent Monsieur Cesar Cerda, Mario Grefa et d'autres impliqués, qui socialisent pour défaire le combat des peuples de la Jungle.

En AUCUNE circonstance cette Communauté n’a été d'accord avec l'exploitation pétrolière. Dans la Jungle nous ne voulons pas des dons des transnationales, ici dans la Jungle nous n’avons pas besoin de héros américains et la Jungle n’est pas à vendre. Nous avons besoin de respect et de voix qui s’unissent face à ces entreprises insensées qui commettent des atrocités contre la survie de l'humanité. Nous ne voulons pas une autre guerre de pétrole comme en Irak.

La jungle n'a pas de prix et ne s’échange pas, ni ne se vend, ni ne se détruit, encore moins avec des stratégies qui ne seront pas acceptées par nous, la COMMUNAUTÉ WASHINTS.

Source : Terre sacrée

Par Marilys Loustalot
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Samedi 1 octobre 2005

A la maison  
 
 Dégivrez tous les trois mois réfrigérateur et congélateur : une couche de 4 mm de givre double la consommation d'électricité !

 N'hésitez pas à diluer avec un peu d'eau vos produits ménagers (liquide vaisselle, shampoing, savon). Vous en utiliserez moins et ils seront toujours aussi efficaces.

 Luttez contre les fuites : un robinet qui goutte et c'est en moyenne 120 litres d'eau gaspillés par jour…

 Faites votre lessive à basse température : 80% de l'électricité utilisée sert à chauffer l'eau.

 Mieux vaut faire la cuisine au gaz naturel, qui est beaucoup plus économe que des plaques électriques.

Lire la suite...

Par Marilys Loustalot
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Jeudi 13 octobre 2005

A voir absolument et à diffuser largement : la parodie de Matrix pour enfin nous ouvrir les yeux sur les pratiques et les dangers de l'agriculture industrielle et inciter AU CHANGEMENT indispensable, tant pour  réserver un traitement décent aux animaux que pour assurer la survie des producteurs locaux et préserver la santé des consommateurs.
Le site a été réalisé sous l'impulsion de GRACE (Global Resource Action Center for the Environment) qui milite pour l'interdiction des pratiques destructrices et dangereuses de l'agriculture industrielle et pour la promotion de l'agriculture paysanne durable – des combats chers à Free Range. Des changements profonds dans l'industrie agricole sont en effet nécessaires pour permettre des améliorations dans plusieurs des domaines qui sont au coeur des préoccupations de Free Range: la santé, la sécurité alimentaire, la justice économique, les droits des travailleurs, le respect de l'environnement et le bien-être animal.

Alors, CLIQUEZ...

Par Marilys Loustalot
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Vendredi 14 octobre 2005

Face à l’inertie fédérale en matière de lutte contre le réchauffement climatique, 9 états s’apprêtent à lancer une initiative commune de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Basée sur un système de quotas d’émissions, le projet concernera, dans un premier temps, les producteurs et les distributeurs d’énergie électrique.

 

Le refus américain de ratifier le protocole de Kyoto est souvent assimilé à un désintérêt général sur la lutte contre le réchauffement climatique. Bien que leur pays soit le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES), les institutions fédérales américaines ont, à de nombreuses reprises, refusé d’instaurer une politique volontariste et quantifiée de réduction des gaz responsables du réchauffement planétaire. Du négationnisme scientifique à l’alarmisme économique, le gouvernement Bush a ainsi avancé de nombreux arguments pour justifier le « laisser faire » qu’il préconise en la matière.

 

 

RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE GES DES VOITURES

 

 

 



En septembre 2004, l’Etat de Californie a présenté les nouvelles normes d’émissions qui s’appliqueront aux véhicules neufs commercialisés à partir de 2009. Elles prévoient notamment une réduction de 22% des émissions en 2012 et de 30% en 2016. Ce nouveau règlement s’appuie sur des technologies déjà existantes sur le marché. Avec le ralliement de 7 états, ces normes devraient toucher 30% du marché automobile américain. La validité de cette réglementation est toutefois actuellement contestée devant les tribunaux par les constructeurs automobiles. On attend une décision décisive avant la fin mars

 

 

 

 

 

Face à cette inertie fédérale, certains Etats ont décidé d’utiliser leurs prérogatives législatives afin de limiter leurs propres émissions de GES. L’Etat du New Jersey s’est ainsi imposé, en avril 2000, un objectif pour 2005 de réduction de ses émissions à un seuil de 3,5% inférieur à celles de 1990. Cet exemple a été suivi par de nombreux autres Etats du Nord-Est. Jusqu’à présent ces stratégies reposaient toutefois essentiellement sur la bonne volonté des industriels et manquaient de cadre réglementaire contraignant. Cette situation est sur le point de changer, tout au moins pour les producteurs d’électricité, implantés ou vendant de l’énergie dans ces Etats.

 

Système commun de quotas négociables d’émissions de CO2
 
Initié en 2003, le RGGI (Regional Greenhouse Gaz Initiative) regroupe 9 états du Nord-Est des Etats-Unis qui se sont regroupés afin de coopérer sur la mise en place d’un système commun de quotas négociables de CO2. Il s'agit du Connecticut, du Delaware, du Massachusetts, du New Hampshire, du Maine, du New Jersey, de l'Etat de New York, du Rhode Island et du Vermont. Après plus de 2 ans de discussions, les gouverneurs de ces Etats devraient présenter une version finalisée de ce projet, d’ici la fin 2005 et signer un protocole d’accord. Cette étape importante ne marquera toutefois pas immédiatement l’entrée en vigueur de quotas d’émissions pour les producteurs d’électricité. Les différents états devront en effet, dans un premier temps, traduire les termes du RGGI dans leur cadre réglementaire respectif. Il n’entrera donc oas en vigueur avant 2009. Les objectifs premiers objectifs de RGGI seront assez modestes. Il s’agira en effet de stabiliser les émissions à 150 millions de tonnes par an entre 2009 et 2015. Les premières réductions de 10% ne sont pas programmées avant la période 2015-2020.  

 

Bien qu’en apparence modeste et tardive, cette initiative est loin d’être négligeable. Pris dans son ensemble, ce groupe d’Etats compte pour 3,4% des émissions mondiales de GES (14% des émissions américaines). Il aurait ainsi été classé 9ème émetteur mondial devant le Canada et juste derrière le Royaume Uni en 1998. A terme, les impacts en terme de réduction ne seront donc pas dérisoires. En outre, RGGI marque une prise de conscience politique de la limite des initiatives volontaires des entreprises et de la nécessité d’instaurer des seuils réglementaires d’émissions. « L’un des faits marquants de RGGI réside dans la reconnaissance d’élus à la fois démocrates et républicains de la nécessité de mettre en place un processus réglementaire contraignant afin de limiter les rejets dans l’atmosphère de gaz à effet de serre » analyse Richard Valentinetti, le directeur de la division de contrôle de la pollution atmosphérique de l’Etat du Vermont.

 

RGGI n’est, de plus, qu’un des outils de régulation des émissions de GES mis en place par les différents coopérant dans l’initiative. De la sensibilisation des populations à la mise en place de réglementations plus contraignantes, les états du Nord-Est entendent user des moyens à leur disposition pour atteindre leur objectif final qui consiste à réduire de 75 à 85 % les émissions par rapport à leur niveau actuel. 7 des états associés à l’initiative  RGGI ont ainsi annoncé qu’ils optaient pour les nouvelles normes environnementales californiennes qui s’appliqueront aux véhicules neufs dès 2009 (voir encadré).

Source : P.M.Coupry (Novethic)

 

Par Marilys Loustalot
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Mercredi 19 octobre 2005

Le nord du Brésil et l'Amazonie connaissent actuellement une sécheresse exceptionnelle. Plusieurs villes de la région ont déjà décrété l'état d'urgence et en appel à l’aide au gouvernement fédéral. De récentes études de la station de surveillance de la forêt amazonienne, installée à Santarém, rapportent que le fleuve Amazone a baissé de quinze mètres par rapport à son niveau habituel. Du jamais vu depuis 40 ans.

Pour expliquer ce phénomène Paul Lefebvre, l'un des chercheurs de la station de Santarém, met en cause le réchauffement des eaux de surface de l'Atlantique. 'La température élevée de l'océan constatée cette année est à l'origine de la formation des cyclones dévastateurs qui remontent en direction des Etats-Unis. Dans le même temps, cela provoque l'installation de hautes pressions sur les régions situées plus au sud. Or, quand les pressions sont hautes, il y a moins de pluie', expliquait le chercheur hier dans les colonnes du magazine britannique Nature.

Les risques sanitaires sont d’ores et déjà dans tous les esprits. Les populations locales craignent que ce manque d'eau ne réduise les possibilités de pêche et augmente les risques de maladies. A long terme, cette sécheresse pourrait également être le déclencheur de nombreux incendies de forêts. Incendies qui ont des incidences directes, on le sait, sur le réchauffement de la planète. Réchauffement à l’origine supposée de cette sécheresse. Bref, la spirale semblerait en route…

Source : univers nature

Par Marilys Loustalot
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Vendredi 21 octobre 2005

PARIS, 19 oct 2005 (AFP) - Nicolas Sarkozy a proposé d'"engager en cinq ans les actions nécessaires pour que tous les problèmes écologiques de la France soient résolus d'ici une génération", mercredi au cours d'une convention de son parti sur l'écologie.
Le président de l'UMP propose d'"engager" ces actions dans plusieurs domaines: "agriculture, déchets, biodiversité, risques industriels, santé environnementale, effet de serre...". "Cette politique ferait l'objet d'une évaluation régulière", a-t-il précisé.
Selon, lui, "cette nouvelle écologie doit être pragmatique. Il n'y a pas les instruments de la gauche d'un côté, taxation et réglementation, les instruments de la droite de l'autre, incitation et mécanismes de marché. Ou alors, c'est que nous n'avons pas compris la place que tient désormais l'écologie dans l'esprit de nos compatriotes".
"Notre but doit être de réussir. Pour cela, nous ne devons être esclaves d'aucune méthode. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. Tout dépend des cas", a-t-il dit.
M. Sarkozy a notamment proposé d'"utiliser davantage les instruments de la fiscalité écologique" et de "développer les incitations fiscales favorables à la protection de l'environnement".
Reprenant un thème qui lui tient à coeur, le président de l'UMP a également avancé trois types de "rupture" pour forcer la droite à "renouveler en profondeur sa perception de l'écologie".
"La première rupture que doit impulser notre projet, c'est de cesser d'avoir peur", car "la peur ne vient pas de la connaissance du danger", a-t-il dit en citant les "erreurs" faites autour du problème de l'amiante ou du nuage de Tchernobyl.
Selon lui, "la transparence de l'information doit devenir la règle. C'est une nouvelle culture de l'administration, c'est une nouvelle éthique pour la classe politique".
"En matière environnementale", il faut que "nous nous dotions d'un comité national du même niveau, de la même indépendance, de la même autorité que le comité national d'éthique", a-t-il affirmé.
Ensuite, il s'agit de "réconclier les Français entre eux. Ce que les Verts ont fait de pire, a-t-il dit, c'est de braquer les uns contre les autres", les chasseurs contre les protecteurs de la nature, l'entreprise contre les écologistes".
"Si nous voulons sortir du dilemme sans fin entre l'écologie et la croissance économique, il faut proposer de faire de l'écologie un moteur de celle-ci. C'est le troisième axe d'une écologie populaire", a-t-il également souligné.

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L'UMP la plus écologiste des formations ?
C'est ce que l'on voudrait nous faire croire.
Ce serait oublier pourtant, ainsi que le rappelle Corinne Lepage, la politique menée depuis 2002 par le gouvernement..

La convention de l'écologie de l'UMP qui se tient aujourd'hui a tout d'un congrès de pyromanes consacré à la lutte contre les feux de forêts. Quand on mesure la catastrophe écologique qui s'est abattue sur la France depuis 2002 ,il faut une certaine dose de culot pour oser monter une convention sur l'écologie quand on s'appelle l'UMP.

De plus, quelle crédibilité peut-on accorder aux politiques quand on voit à la même tribune des hommes convaincus comme Serge Lepeltier et des fossoyeurs (euses)de l'environnement qui n'ont cessé de le combattre quand il était aux affaires, des personnalités soi-disant critiques sur la politique suivie depuis 3 ans.

Tout ceci est à la fois triste et insultant pour les citoyens considérés comme des imbéciles censés croire indéfiniment les promesses et les envolées lyriques destinées à dissimuler les destructions massives du droit de l'environnement , la casse des associations environnementalistes et le retard français industriel et environnemental dans le but de favoriser les grands lobbys d''Etat.

 

Par Marilys Loustalot
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Mardi 8 novembre 2005

Table Ronde organisée par ACTIVAL le samedi 5 novembre, à Toulouse.
Communiqué de presse réalisé par Actival.

La Traversée Centrale des Pyrénées (TCP), projet de traversée ferroviaire destinée au transport des marchandises et nécessitant le percement d’un nouveau tunnel sous la chaîne des Pyrénées, était au cœur des réflexions de la Table Ronde organisée par ACTIVAL samedi soir, à Toulouse.

Le président de l’Amicale des Maires du canton d’Argelès, les association EPINE (contre la variante de la TCP à Hèches-Lannemezan), LEIA (contre l’autoroute transnavarraise), Chiche ! (« Association de jeunes écolos alternatifs et solidaires ») ainsi que Cap 21 (Parti politique de défense de l’environnement de Corinne Lepage), un expert ferroviaire, et un membre du Comité scientifique d’ATTAC ont mis en commun leurs expériences et analyses.

Cette conférence / débat se tenait à un moment crucial : à la veille du sommet bilatéral franco-espagnol prévu le 10 novembre 2005 à Paris, sommet préparé exceptionnellement avec les régions, promoteurs de la TCP, sollicitées le 17 octobre 2005 à Barcelone.

Les intervenants, engagés dans des luttes similaires ou plus globales par leur expérience ont  soulevé des questions problématiques : qu’en est-il du processus  démocratique dans la mise en œuvre des projets d’infrastructure aujourd’hui ? Quelle stratégie d’aménagement du territoire aiguillonne véritablement les promoteurs de la TCP ? Peut-on parler de développement durable au sujet de la TCP ? Quels choix de société suppose une telle infrastructure transcontinentale censée soutenir une croissance exponentielle des trafics de marchandises à travers l’Europe, voire le Monde ?

Au fil des interventions, le défaut de démocratie dans la mise en œuvre des projets d’infrastructure est apparu comme un problème majeur contre lequel se heurtent les citoyens, organisés en associations, qui ne s’attirent qu’indifférence et mépris de la part de leurs représentants politiques.

Les intervenants ont déploré l’ambition déraisonnable des promoteurs qui réclament un tunnel dont l’utilité reste à prouver, en s’appuyant sur des chiffres aberrants concernant les trafics à venir, en négligeant les lignes ferroviaires existantes qui ne sont pas optimisées, en ignorant le désastre que le percement d’un nouveau tunnel infligerait aux vallées pyrénéennes concernées.

Que dire du coût total d’une TCP et de l’axe ferroviaire dont elle n’est qu’un tronçon ? Servant à relier le sud et le nord de l’Europe, la TCP se chiffre déjà à 5 à 10 milliards d’euros : à combien de milliards d’euros se chiffrera l’axe entier ?

En dépit de ces énormes faiblesses, il se pourrait bien que la TCP se réalise comme s’est réalisé le tunnel du Somport, dénoncé jadis par les associations, tenues en mépris par les politiques qui ont saccagé une vallée pour rien, avec un tunnel qu’aucun réseau routier digne de ce nom ne prolonge aujourd’hui.

En appelant à plus de réalisme, puisqu’il est encore temps, les associations ont dû reconnaître que la démocratie participative est encore à conquérir. Solidaires, les intervenants ont pu réaliser qu’ils ne sont plus isolés, ouvrant des perspectives d’actions communes, pour une politique des transports plus raisonnée.

Par Marilys Loustalot
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Samedi 12 novembre 2005

«  La Travesia Central no se centra »

 

Déception aragonaise ! Le sommet franco-espagnol de Barcelone n’apporte aucun élément concret de décision quant à l’avenir du projet de Traversée Centrale des Pyrénées . La priorité serait aux « autoroutes de la mer », et l’engagement français se limite à produire en 2008 ( !), les conclusions d’une étude des traversées possibles et de leurs impacts environnementaux. « Face au désintérêt des voisins, les gouvernements espagnol et aragonais se montrent résignés, impuissants ».

Source : Heraldo de Aragon (18.10.2005)

Par Marilys Loustalot
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Mercredi 16 novembre 2005

Qui eût cru voir un jour des ours polaires aussi maigres que les vaches sacrées de l'Inde ? Pas Simon Awa, haut fonctionnaire au ministère de l'environnement du Nunavut. Dans son bureau d'Iqaluit, capitale de ce territoire canadien dont 85 % de la population est inuite, il raconte la surprise des habitants de Clyde River voyant arriver deux ours faméliques dans leur village de l'île de Baffin, au nord du cercle arctique : "Du jamais-vu ! Nous avons la plus grosse population d'ours polaires au monde, mais ils sont menacés de disparition à cause du réchauffement climatique." Avec la fonte de la banquise, ils peinent à tuer les phoques dont ils se nourrissent et moins d'oursons naissent.

Les ours, dont la chasse a été encadrée, ne sont pas les seuls à souffrir du changement climatique. Pour des raisons tant économiques que culturelles, les Inuits ne peuvent se passer de leur country food (phoques, caribous, ours, poissons...). "Chez vous, explique Sheila Watt-Cloutier, présidente de la Conférence circumpolaire inuite, le froid et la neige ont des vertus récréatives. Ici, la nature est notre supermarché ; la glace est notre moyen de transport, un outil pour survivre, aller chasser ou pêcher en toute sécurité."

Signe des temps : les Inuits, qui avaient huit saisons pour décrire les variations du climat, n'en utilisent plus que quatre ! Autrefois maîtres en météo, les anciens se gardent désormais de prédire le temps, répétant que l'Arctique est entré dans l'ère de l'imprévisible. A la Maison des aînés, Sami Peter regarde le ciel : "Autrefois, les nuages nous disaient tout du temps des jours à venir. Maintenant, on attend le matin même pour partir à la chasse."

 SOL DE PLUS EN PLUS MOUVANT

Au sortir d'une réunion de "terminologie" où l'on cherche de nouveaux mots en inuktitut pour parler d'ozone ou de gaz à effet de serre, Alice Ayalik souligne que, "l'hiver dernier, on n'a jamais eu la bonne neige pour apprendre aux jeunes à construire des igloos".

Vendeur de poissons et de viandes sauvages, Jim Currie n'est pas optimiste : "Notre haute saison de pêche va de décembre à avril. Depuis trois ans, les conditions de gel sont mauvaises et il faut attendre janvier pour s'aventurer sur la banquise." L'hiver dernier, dans le poissonneux détroit de Cumberland, l'eau a tant tardé à geler que les Inuits n'ont eu que quelques semaines pour aller tendre leurs lignes de pêche sous la glace, entre deux treuils.

Pour l'instant, le poisson vedette qu'est l'omble de l'Arctique a pris du poids, mais James D. Reist, spécialiste canadien des poissons arctiques, ne donne pas cher de sa peau : "A hauteur du Labrador, il va profiter d'une hausse des températures mais, plus au nord, l'espèce sera désavantagée, avec une perte de nutriments liée au réchauffement de l'eau et une nouvelle compétition, à armes inégales, du saumon de l'Atlantique remontant vers le nord."

L'intérêt des scientifiques pour les changements climatiques dans la région ne se dément pas. A l'Institut de recherche du Nunavut, Mary Ellen Thomas recense une quarantaine de projets. Leurs résultats compléteront le rapport sur les impacts du réchauffement de l'Arctique publié fin 2004. Pour Mme Thomas, toutefois, "ce rapport arrive dix ans trop tard, dix ans après que nous avons sonné l'alarme dans l'indifférence générale. La science confirme seulement nos craintes". Elle cite les pertes consistantes des glaciers, l'apparition d'insectes et de plantes inconnus sous ces latitudes, des morues de l'Atlantique migrant au nord à la recherche d'eaux froides, des colonies de goélands décimées, des caribous malades...

"Les Inuits ne sont pas fâchés, mais inquiets, dit encore Simon Awa. Nous travaillons sur un plan d'action pour modifier nos comportements, adapter par exemple les normes de construction pour prendre en compte la fonte du permafrost", ce sol théoriquement gelé en permanence. Son dégel accéléré est préoccupant pour les bâtiments sur pilotis. Même ancrées profondément, les fondations de certains se retrouvent au niveau d'un sol de plus en plus mouvant. Celles-là sont les premières à subir des dommages, souligne Réjean Jacques, entrepreneur québécois qui vit à Iqaluit depuis dix-sept ans. "La technique des pilotis a fait ses preuves, dit-il, mais on a peur parce qu'on ne sait pas jusqu'où va aller la désintégration du permafrost."

Source : Anne Pélouas, Le Monde (16.11.2005)

Par Marilys Loustalot
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Mercredi 16 novembre 2005

     Au CIVAM de Pau (Centre d’Initiative  pour Valoriser l’Agriculture en Milieu rural), Frank Meynerit accueille et renseigne toute personne désireuse de participer au développement de l’agriculture locale.

     Cette année, le CIVAM  a organisé ou relayé plusieurs actions de sensibilisation : les circuits « De ferme en ferme » pour des visites guidées dans des fermes en Béarn, Val d’Adour et Madiran ; le Printemps Bio pour la valorisation des produits issus de l’agriculture biologique ; enfin, la fête du Haricot-Maïs, légume cultivé depuis plus de quatre siècles.

     Le CIVAM manifeste son attachement à une agriculture locale en insistant surtout sur un objectif essentiel : l’adéquation production-distribution.

     Ainsi, depuis fin 2004, six AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) se sont constituées en Béarn. Le principe repose sur un contrat passé entre le producteur et le consommateur. Ce dernier achète en début de saison une part de la production qui lui est ensuite livrée périodiquement. Le producteur s’engage sur la qualité de ses aliments. L’AMAP est un moyen de renouer les liens entre le producteur et le consommateur.  C’est aussi un mode de production garantissant le respect de la biodiversité des espèces. Ce sont ces mêmes objectifs que poursuit, dans une dimension plus globale, l’agriculture biologique. Beaucoup d’agriculteurs biologiques approvisionnent les AMAP.

     Seule la relocalisation d’une agriculture saine permettra de limiter les importations en Aquitaine (plus de 90 % actuellement), et, par conséquent, les problèmes liés aux transports.

      Vous pouvez vous aussi vous inscrire dans cette démarche citoyenne. Pour plus de renseignements, contactez :

      - pour les AMAP

          www allianceprovence.org (réseau Alliance)

         civaquitaine@wanadoo.fr

 

      - pour le CIVAM Béarn

         14, rue de Saragosse

          64 000 PAU

          05 59 30 77 07

          civam-agro-bio-bearn@wanadoo.fr

        

Par Laure Bahurlet
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