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Energies alternatives

Mercredi 28 septembre 2005
A ne pas manquer, le site drôle et très documenté de greenpeace sur les enjeux et l'urgence d'un changement de nos comportements en matière de consommation d'énergie : http://www.greenpeace.fr/rebellion/index.php3
Par Marilys Loustalot
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Lundi 10 octobre 2005

Patrick Chauvet sur ses terres où il envisage de produire 12 MW à partir de quatre éoliennes, soit l'équivalent de la consommation de 15 000 habitants, hors chauffage
PHOTO V.F.

« Un tel rapport à charge, c'est du sabotage ! » Patrick Chauvet, exploitant agricole à Yves et promoteur du projet Yvéole est très remonté contre le rapport de la Direction départementale de l'équipement qui a conduit la commission des sites à émettre, au printemps dernier, un avis défavorable à son projet de parc éolien. L'enterrement du dossier par le préfet (voir « Sud-Ouest » du 22 juin) a même conduit les élus de la Communauté d'agglomération du pays rochefortais à voter une motion de soutien compte tenu de son intérêt environnemental et économique.
L'implantation de quatre éoliennes sur la propriété de Patrick Chauvet, au lieu dit les Fontaines, à l'est de la quatre voies vers La Rochelle bénéficierait d'un potentiel de vent excellent. Le site n'a pas de riverains proches et l'enquête publique délivrée le 11 février 2005 émet un avis favorable : le projet s'inscrit dans le cadre du développement des énergies renouvelables, s'intègre aux démarches institutionnelles de comité local éolien, a recueilli des avis positifs des élus et du public... Le commissaire enquêteur souligne la qualité de la concertation mise en place et des réponses apportées ainsi que les perspectives économiques (100 000 euros par an de taxe professionnelle).


Douche froide. La douche froide pour Patrick Chauvet est arrivée début mai 2005 avec le fameux rapport de la DDE. Premier sujet de fâcherie que dénonce Patrick Chauvet : « on localise ce projet sur la baie d'Yves. Or, nous sommes à 2 kilomètres de la côte, au-delà de la nationale et de la voie ferrée et bien loin de la zone des 200 mètres de la loi Littoral ».
Cette localisation vaut d'ailleurs à Yvéole de ne pas avoir de soucis acoustiques : en tous points et à toute heure, le bruit de la route nationale sera supérieur à celui des machines. L'habitation la plus proche, à 500 mètres des éoliennes est celle de... Patrick Chauvet lui-même.
La société Eneria Caterpillar, spécialiste de l'éolien et de la cogénération, a contribué aux études techniques. « C'est le seul projet dans lequel nous ayons investi dans la région », souligne Didier Gounin, le responsable régional de la société. « Nous l'avons fait parce qu'il a un maximum d'atouts ».
Patrick Chauvet se félicite de l'implication de cette société tout en s'appuyant sur l'étude d'impact qu'il a confiée à divers intervenants : énergéticien, acousticien, paysagiste... « Nous avons produit un document très complet qui a pris en compte des observations nous amenant à modifier le projet. Par exemple, l'avis de spécialistes de l'avifaune nous a conduit à réduire de 6 à 4 le nombre d'éoliennes ».
L'agriculteur voit dans les avis très défavorables des différents services (service de l'architecture et du patrimoine, direction régionale de l'environnement et la paysagiste conseil de la DDE) un acharnement suspect : « Les reproches qui nous sont fait sont complètement infondés. Par exemple "la carte de visibilité n'est pas établie". C'est archi-faux, le cabinet Ciupa, qui a réalisé l'étude d'impact, la produit dans divers chapitres de son document. Je pense que les rédacteurs de la DDE n'ont même pas lu le dossier ».


Réseau routier existant. Mêmes griefs pour l'accès au site. « Ce projet nécessite la création d'un nouveau réseau de voies afin de desservir les plateformes de support des éoliennes. Ces différents travaux d'infrastructures entraîneront des remblais et des modifications profondes des marais », dit le rapport. Archi-faux répond encore Patrick Chauvet : « C'est un des atouts majeurs que nous détaillons : tous les chemins et routes existent déjà et ne doivent pas être modifiés : j'exploite une carrière de sable et des voies ont été créées pour la circulation des engins de terrassement lorsque nous avons obtenu l'autorisation en 1998. Cette autorisation est valable pour trente ans. On parle de la sensibilité du territoire mais l'administration a donné ce permis d'exploitation jusqu'en 2028 ! Précision supplémentaire, il n'y aura pas non plus besoin de modification du réseau routier public depuis le port de La Pallice ! »
Patrick Chauvet a écrit au préfet à la mi-mai en demandant audience pour défendre son projet et la compilation « d'un véritable bilan environnemental entre une énergie propre et l'impact sur le paysage, incluant la notion de moindre mal. Il faut montrer les contre-vérités de ce rapport et permettre aux membres de la commission des sites de juger en toute connaissance de cause ».
A ce jour, il n'a pas obtenu de rendez-vous.

Source : V. Fourcade, Sud-Ouest (07.10.2005


Par Marilys Loustalot
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Mercredi 9 novembre 2005

PERPIGNAN, 9 nov 2005 (AFP) - Les opposants à la mise en place d'une ligne très haute tension (THT, 400.000 volts) entre la France et l'Espagne, passant par les Pyrénées-orientales, ont décidé de poursuivre leur mobilisation avant le sommet franco-espagnol de jeudi à Paris.

Les militants anti-THT ont annoncé mercredi dans un communiqué une manifestation, le 19 novembre, contre l'implantation d'une telle ligne passant par le Vallespir et le Mont Capell (près d'Amélie-les-Bains), si elle était décidée au sommet de Paris.

Dans une lettre adressée à Jacques Chirac et rendue publique mercredi, les anti-THT "adjurent très solennellement" le Président de la République "d'empêcher cette aberration qui risquerait d'engendrer non seulement une "insurrection citoyenne " - pacifique mais résolue - mais aussi - nous le
craignons - des comportements imprévisibles."

"Ne laissez pas fouler aux pieds les principes fondateurs de la Charte de l'Environnement inscrite désormais -grâce à vous- dans notre Loi fondamentale! Ne laissez pas faire fi des avis de nos  parlementaires, de notre Conseil régional, de notre Conseil général, de tous nos maires!", exhortent les anti-THT qui s'interrogent: "que vaut la raison d'Etat quand l'Etat se fait voyou ?"

De son côté, dans un communiqué distinct, Christian Bourquin (PS), président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, "attire simplement l'attention de tous les habitants sur le mépris que ne cesse de nous témoigner ce gouvernement UMP", et invite "la population à la plus grande vigilance sur
les annonces qui seront faites à Paris, afin de se mobiliser en conséquence".

Commentaire : pour mémoire, rappelons que le problème d'une ligne THT dans les Pyrénées s'était déjà posé et que Corinne Lepage, alors ministre de l'environnement avait réussi a en empêché la mise en place. Pour un rappel des faits (très instructif), cliquez ici.

Par Marilys Loustalot
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Vendredi 17 février 2006

La ministre suédoise du développement durable, Mona Sahlin, a présenté fin 2005, un programme visant à libérer la Suède de sa dépendance au pétrole d’ici 2020. Le pays pari sur le développement des énergies renouvelables.

Consciente des problématiques engendrées par le changement climatique, des risques de l’envolée des prix du pétrole et de la diminution des réserves de carburants fossiles, la Suède veut se libérer de sa dépendance pétrolière, à l’instar de nombreux autres pays. Mais alors que la plupart se limitent à des déclarations d’intention, la Suède s’est fixé des objectifs chiffrés et un échéancier ambitieux. Le gouvernement souhaite créer les conditions nécessaires pour briser la dépendance à l’égard des combustibles fossiles d'ici 2020. Pour cela la ministre suédoise du développement durable, Mona Sahlin, a présenté fin 2005, un programme basé sur le développement des énergies renouvelables.

Actuellement la Suède est déjà dans le peloton de tête des pays les moins dépendant du pétrole. Depuis la crise des années 1970, la politique suédoise en matière d’énergie et d’environnement est très orientée vers une large contribution des énergies renouvelables au mix énergétique du pays. Selon l’Agence suédoise de l’énergie, en 2002, 41% de l’énergie produite en suède provenait du pétrole, 14,2% du nucléaire et 35% des sources renouvelables. L’utilisation de la biomasse et l’hydraulique sont les principales énergies renouvelables de la Suède avec une part respective de 59% et 40%. La production d’énergie renouvelable a presque doublé en 30 ans en passant de 92 TWh en 1971 à 166 TWh en 2002. Mais il existe encore un énorme potentiel du côté de la géothermie, de l’éolien et du solaire. La tendance des 20 dernières années indique que la consommation d’énergies renouvelables progresse tandis que celle du pétrole diminue. L’industrie en est la principale illustration. L'utilisation de pétrole dans ce secteur est demeurée stable depuis 1994 alors que la production industrielle a augmenté de 70% sur la même période.

Le gouvernement suédois souhaite accélérer cette tendance plus spécifiquement dans le domaine de l’habitat et des transports...

Pour lire la suite, cliquez ici...

Source : Actu Environnement

Par Marilys Loustalot
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Jeudi 18 mai 2006

AFP - 17-05-06 - 00:19:36

Le porte-parole national du "Réseau Sortir du nucléaire", Stéphane Lhomme, placé mardi matin en garde à vue à Bordeaux dans le cadre d'une enquête préliminaire de la section antiterroriste du Parquet de Paris, a été libéré en fin de soirée, a constaté un correspondant de l'AFP. Le militant anti-nucléaire bordelais, qui avait été interpellé en début de matinée par des policiers de la Direction de la surveillance du territoire (DST), est sorti au bout de quatorze heures de garde à vue.

 

A sa sortie, Stéphane Lhomme a indiqué que les policiers avaient perquisitionné pendant plus de cinq heures son domicile, où ils ont saisi son téléphone portable et ses deux ordinateurs personnels.

 

Un document d'EDF classé confidentiel défense, dans lequel il est fait mention de "la vulnérabilité de la future centrale nucléaire EPR en cas de crash d'avion suicide", a également été saisi, a indiqué Stéphane Lhomme.C'est ce document qui a motivé le déclenchement de l'enquête préliminaire, selon le militant anti-nucléaire, précisant qu'il devrait être convoqué ultérieurement par le parquet de Paris et la DST pour répondre de cette affaire.

 

"On ne comprend pas trop en quoi on peut rapprocher cela d'une enquête antiterroriste", avait déclaré pendant sa garde à vue son avocat Me Philippe Reulet, estimant qu'il s'agissait "peut-être d'une manière de le faire taire."

 

Porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, qui regroupe plus de 700 associations écologistes, Stéphane Lhomme est engagé dans de nombreuses actions de terrain, notamment comme président de l'association Tchernoblaye, contraction de Tchernobyl et de Blaye, localité de Gironde où se situe une centrale nucléaire d'EDF.
Il est l'auteur d'un récent ouvrage intitulé "L'insécurité nucléaire".

Par Cap 21 Aquitaine
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Jeudi 13 septembre 2007
Une telle question (lancinant questionnement façon Hemingway...) peut a priori sembler bien étrange à l'heure ou l'éthanol et le biodiesel suscitent un engouement - et partant de là, des investissements - jamais vus de part et d'autre de la planète.De fait, sur le papier, les biocarburants apparaissent comme une sorte de produit miracle, permettant de réduire la contrainte énergétique tout en satisfaisant aux exigences du développement durable.
Mais le bilan réel est sans doute bien plus mitigé : les experts le savent depuis longtemps mais un rapport de l'OCDE vient d'enfoncer le clou, de manière assez brutale il faut bien le dire...

Selon les auteurs de l'étude (qui doit être discutée lors d'une table ronde réunissant aujourd'hui gouvernements, scientifiques, industriels et ONG, l'actuelle problématique volontariste de développement des biocarburants crée des tensions insupportables qui ne manqueront pas de perturber les marches sans apporter en contrepartie de réels avantages environnementaux.
Le rapport souligne ainsi qu'une telle politique risque d'aboutir à une explosion des cours des matières premières agricoles ainsi qu'a la destruction de très nombreux écosystèmes.
Qui plus est, elle est extrêmement couteuse : certes, l'émission de gaz a effet de serre pourrait, à terme, diminuer de 3 % mais le coût, via les subventions, de chaque tonne de co2 économisée oscillerait entre 500 dollars aux Etats-Unis et 5000 dollars en Europe !
Le rapport préconise donc de progressivement consacrer ces subventions à la recherche sur des carburants de nouvelle génération, fondés sur la biomasse notamment.
Comme disaient les anciens, du Capitole à la roche tarpéienne, il n'y a qu'un pas...
Par DCM
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Mercredi 28 octobre 2009
Cap 21 Aquitaine félicite Gérard Mestrallet,  président du groupe GDF-Suez, pour son courage, son audace et sa lucidité de vouloir inclure l’électricité produite à partir de ressources émettrices de CO2 à l’assiette de calcul de la taxe carbone.  
 
Cap 21 Aquitaine rappelle que dans son projet pour la région « Aquitaine Equitable » il estime nécessaire de créer une taxe carbone régionale afin d’inclure l’ensemble de l’électricité consommée y compris celle produite par les centrales nucléaires dans l’assiette de calcul de la taxe carbone . Cap 21 demande que cette taxe carbone sur l’électricité soit reversée aux régions afin de pallier la disparition programmée des ressources financières propres, liée à la suppression de la Taxe Professionnelle, et lui permettre d’initier son programme ambitieux sur la production d’énergie propre.
 
Contrairement à une idée reçue l’électricité produite par les centrales nucléaires françaises est chère, car le coût appliqué aux consommateurs finaux ne prend nullement en compte les charges colossales que sont le retraitement des matières dangereuses ainsi que le démantèlement incontournable, dans les décennies à venir ,des centrales elles-mêmes. 

Par ailleurs Cap 21 demande qu’un référendum soit organisé dans notre région afin de pouvoir envisager et programmer  le démantèlement sur son territoire de l’ensemble des centrales nucléaires qui s’y trouvent et faire valider par les citoyens l’idée de substituer à cette production dangereuse  un vaste plan de production d’énergies  renouvelables.

 
Par Cap 21 Aquitaine
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